Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme B... A... tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de police de Paris fixant le Chili comme pays de destination de son éloignement. Cette décision a été prise au motif que l'intéressée avait déjà été éloignée du territoire français le 3 septembre 2023 et qu'elle n'avait pas communiqué d'adresse pour la notification des actes de procédure, rendant le jugement de l'affaire sans utilité. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et les articles L. 614-2 à L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 31 août 2023, Mme C... B... A..., retenue à cette date au centre de rétention administrative n°2 du Mesnil-Amelot, demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 31 août 2023 par laquelle le préfet de police de Paris a fixé le Chili comme pays à destination duquel elle pourra être éloignée d’office ;
2°) d’ordonner à l’administration la production de son entier dossier.
Par une décision du 15 novembre 2023, le bureau d’aide juridictionnelle a constaté la caducité de la demande d’admission au bénéfice de l’aide juridictionnelle présentée par Mme B... A....
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (...)
Il ressort des pièces versées au dossier qu’à la date du 3 septembre 2023, le préfet de police de Paris a procédé à l’éloignement de Mme B... A.... La procédure contentieuse prévue en cas de placement en rétention de l’étranger n’étant plus applicable, le dossier a été enregistré comme devant être traité selon la procédure prévue aux articles L. 614-2 à L. 614-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dans sa version alors applicable.
Lors de l’introduction de sa requête, Mme B... A... n’a pas communiqué d’adresse à laquelle pourraient lui être notifiés les actes de procédure à venir, et aucun avocat ne s’est constitué pour la représenter. Dans ces conditions, le jugement de l’affaire ne présente plus d’utilité. Il n’y a donc plus lieu, en l’état, d’y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu, en l’état, de statuer sur la requête susvisée de Mme B... A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet de police de Paris.
Fait à Melun, le 22 janvier 2026.
La présidente,
Signé : F. DEMURGER
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,