lundi 21 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2312276 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 novembre 2023, Mme A B, représentée par Me Toujas, demande au tribunal :
1) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande renouvellement de certificat de résidence ;
2) d'enjoindre au préfet compétent de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La requête a été communiqué au préfet du Val-de-Marne qui n'a pas produit de mémoire.
Par une ordonnance du 23 août 2024 la clôture d'instruction a été fixée le 15 octobre 2024 à midi, sur le fondement de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.
Une pièce complémentaire, présentée pour la requérante le 8 octobre 2024 en réponse à une demande de pièces du tribunal, a été enregistrée et a été communiquée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 3' constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Il ressort des pièces du dossier que par une décision du 30 mai 2024, le préfet du Val-de-Marne a fait droit à la demande de Mme B et a renouvelé sa carte de résident. La délivrance de ce titre de séjour, postérieurement à l'introduction de la requête, a nécessairement abrogé la décision implicite de refus attaquée. Ainsi, la requérante doit être regardée comme ayant obtenu satisfaction. Par suite, les conclusions présentées par Mme B aux fins d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu de statuer sur ces conclusions.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme B présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions en annulation et en injonction de Mme B.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au préfet du Val-de-Marne.
Fait à Melun, le 21 juillet 2025.
La présidente de la 7ème chambre
I. Gougot
La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
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