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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2400082

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2400082

jeudi 8 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2400082
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGOEAU-BRISSONNIERE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun, par une ordonnance du 8 janvier 2026, a donné acte du désistement d'office de M. A..., qui contestait un arrêté préfectoral du 5 décembre 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir, le requérant n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande adressée à son conseil sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de ces dispositions, le silence du requérant dans le délai d'un mois a été interprété comme un désistement. La solution retenue est donc un désistement d'office, sans examen au fond du litige.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête et un mémoire, enregistrés le 4 janvier 2024 et le 19 février 2024, M. B... A..., représenté par Me Goeau-Brissonniere, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d’annuler l’arrêté du 5 décembre 2023 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a rejeté sa demande de titre de séjour, l’a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d’enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de le munir d’une autorisation provisoire de séjour et de procéder au réexamen de sa situation dans le délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.


Par un mémoire en défense, enregistré le 21 février 2024, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.


Par courrier du 15 septembre 2025, la présidente de la formation de jugement a invité le conseil de M. A..., sur le fondement des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à produire, dans un délai d’un mois, soit un mémoire, soit une lettre indiquant le maintien de ses conclusions soit une lettre de désistement pur et simple.


Vu les autres pièces du dossier.


Vu le code de justice administrative.




Considérant ce qui suit :


1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; (…) ». Aux termes de l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou, au Conseil d'Etat, le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ». Aux termes de l’article R. 611-8-2 du même code : « Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. » Et aux termes de l’article R. 611-8-6 du même code : « Les parties ou leur mandataire sont réputés avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. (…) ».



2. Par courrier du 15 septembre 2025, la présidente de la formation de jugement a invité le conseil de M. A..., en application des dispositions de l’article R 612-5-1 du code de justice administrative, à produire, dans un délai d’un mois, soit un mémoire, soit une lettre indiquant qu’il estimait inutile de répliquer mais qu’il maintenait les conclusions de sa requête, soit une lettre de désistement pur et simple. Ce courrier, réputé lu le 17 septembre suivant sur l’application informatique mentionnée à l’article R. 414-1 du code justice administrative, en application de l’article R. 611-8-2 du même code, informait l'intéressé que M. A... serait réputé s’être désisté de l’ensemble des conclusions de sa requête, faute de confirmation de sa part dans le délai qui lui était imparti, en application de l’article R. 611-8-6 dudit code. En dépit de cette invitation, le conseil du requérant n’a pas procédé à la confirmation de sa requête dans le délai imparti. Par suite, M. A... est réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. Il y a lieu de donner acte de ce désistement.



O R D O N N E :



Article 1er : Il est donné acte du désistement d’office de M. A....






Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au préfet de Seine-et-Marne.


Fait à Melun, le 8 janvier 2026.



La présidente de la 5ème chambre,




I. BILLANDON


La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
La greffière,

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