Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2401772

vendredi 25 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2401772
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a constaté le désistement d'office de M. B, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Val-de-Marne. Ce désistement est intervenu en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de sa requête dans le mois suivant le rejet de son référé-suspension. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement par une ordonnance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 février 2024, M. A B, représenté par Me Sidibe, demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions du 9 janvier 2024 par lesquelles la préfète du Val-de-Marne a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire mention " salarié " dans un délai de 24 heures à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte qu'il plaira au tribunal de fixer ou, subsidiairement, de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir et de lui délivrer dans cette attente un récépissé l'autorisant à séjourner et à travailler en France, dans les mêmes conditions d'astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'État le versement de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° donner acte des désistements () ". Aux termes de l'article R. 612-5-2 du même code : " En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté ".

2. Par une ordonnance n° 2402669 du 4 septembre 2024, notifiée le

10 septembre suivant au requérant, et dont son conseil a pris connaissance le 10 septembre 2024 par l'intermédiaire de l'application Télérecours, le juge des référés du présent tribunal a rejeté, pour défaut de moyen propre à créer un doute sérieux, la requête de M. B tendant à la suspension de l'exécution des décisions en litige. Ce courrier était accompagné d'une lettre indiquant la nécessité de confirmer auprès du tribunal le maintien de la requête à fin d'annulation. À défaut d'y avoir procédé dans le délai d'un mois à compter de la notification de ladite ordonnance de rejet ou de s'être pourvu en cassation contre l'ordonnance du

4 septembre 2024, M. B est réputé s'être désisté de l'ensemble des conclusions de sa requête, ainsi que le prévoit l'article R. 612-5-2 précité du code de justice administrative. Il y a lieu de donner acte de ce désistement.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. B de sa requête.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la préfète du Val-de-Marne.

Le président de la 2ème chambre,

D. LALANDE

La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°240177