Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à contester le rejet implicite de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. La juridiction estime que la requête est manifestement irrecevable car elle ne comporte aucun argument de droit ni les précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. Cette décision est prise en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 février 2024, M. A... B... doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d’annuler la décision par laquelle le préfet du Val-de-Marne a implicitement rejeté sa demande d’admission exceptionnelle au séjour ;
2°) d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de sa demande de titre de séjour.
La requête et les pièces ont été communiquées au préfet du Val-de-Marne, qui n’a pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que (…) des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ».
M. B... se borne à indiquer ses date et lieu de naissance, ainsi que son lieu actuel de résidence. Toutefois, il n’assortit ces circonstances de fait d’aucun argument de droit, ni des précisions nécessaires pour apprécier le bien-fondé de son recours. Dans ces conditions, la requête de M. B... ne peut qu’être rejetée comme manifestement irrecevable en application des dispositions précitées du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet du Val-de-Marne.
Le président de la 2ème chambre,
D. LALANDE
La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,