Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2402657

jeudi 10 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2402657
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus implicite du rectorat de Créteil de lui communiquer ses bulletins de salaire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n'a pas fourni, malgré une demande de régularisation, la preuve de dépôt de sa demande préalable auprès de l'administration, comme l'exigent les articles R. 412-1 et R. 421-2 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a donc rejeté la requête sans examiner le fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 mars 2024, M. A B conteste la décision implicite par laquelle le rectorat de l'académie de Créteil a refusé de lui communiquer ses bulletins de salaire pour les mois de janvier et février 2023.

Vu :

- la lettre du 13 mars 2024 adressée par le greffe du tribunal à M. B l'invitant à régulariser sa requête en produisant la pièce justifiant de la date de dépôt de la demande qu'il annonce avoir adressée à l'administration ;

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque () elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Aux termes de l'article R. 412-1 du même code : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. (). ".

3. Aux termes de son article R. 612-1 : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser () ".

4. Il ressort des pièces du dossier que la requête de M. B n'est pas accompagnée de la preuve de dépôt de sa demande du 8 janvier 2024 qu'il annonce avoir adressée au rectorat de l'académie de Créteil. Une demande de régularisation lui a été adressée le 13 mars 2024 en ce sens. Toutefois, M. B n'a produit, à l'expiration du délai de quinze jours qui lui était imparti, ni la preuve de dépôt de sa réclamation ni une quelconque réponse de l'administration à cette demande. Il n'a pas davantage justifié de l'impossibilité de produire de tels éléments. Par suite, la requête de M. B, qui n'a pas été régularisée à la date de la présente ordonnance, est entachée d'une irrecevabilité manifeste. Il y a lieu de la rejeter en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Melun, le 10 octobre 2024.

La présidente

C. LEDAMOISEL

La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,