Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2402933

mardi 29 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2402933
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme B, qui contestaient l'exclusion définitive de leur fils prononcée par le proviseur du lycée Darius Milhaud. Les requérants n'ont pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation notifiée via l'application Télérecours citoyens le 11 mars 2024. En application des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, cette absence de production rend la requête manifestement irrecevable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 1er mars 2024, le tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif de Melun le dossier de la requête présentée par M. et Mme B le 13 février 2024.

Par cette requête enregistrée au greffe du tribunal administratif de Melun le 4 mars 2024, M. C B et Mme A B demandent au tribunal d'annuler la décision par laquelle le proviseur de lycée polyvalent Darius Milhaud situé à Le Kremlin-Bicêtre (94270) a prononcé une sanction d'exclusion définitive de leur fils D B de l'établissement

Vu :

- la lettre du 11 mars 2024 adressée par le greffe du tribunal à M. et Mme B les invitant à régulariser leur requête en produisant la décision attaquée ;

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque () elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 421-1 du même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. (). ". Et selon l'article R. 412-1 du même code : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. (). ". Il résulte de l'ensemble de ces dispositions qu'une requête doit être dirigée contre une décision et qu'elle est irrecevable et peut être rejetée sans instruction contradictoire si le demandeur n'a pas joint une copie de cette décision et n'a pas donné suite à la demande de régularisation qui lui a été adressée en ce sens.

3. Enfin, aux termes de l'article R. 611-8-6 de ce code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles () ".

4. Il ressort des pièces du dossier que M. et Mme B n'ont pas produit la décision attaquée, malgré la demande de régularisation qui leur a été adressée le 11 mars 2024 par le biais de l'application " Télérecours citoyens ", et dont ils sont réputés avoir reçu notification à l'expiration du délai de deux jours ouvrés à compter de cette date en application des dispositions citées au précédent point. Dans ces conditions, la requête de M. et Mme B, qui n'a pas été régularisée à l'expiration du délai de quinze jours imparti, est irrecevable. Il y a lieu de la rejeter par application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. et Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B et Mme A B i.

Fait à Melun, le 29 octobre 2024.

La présidente

Signé :

C. LEDAMOISEL

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,