Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2404575

jeudi 19 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2404575
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation10ème chambre
Avocat requérantACTIS AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant moldave, contestant un arrêté préfectoral du 6 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation, de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur les articles L. 611-1 (1° et 5°) et L. 612-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 avril 2024 sous le n° 2404575, M. E D, représenté par Me Persa, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté en date du 6 avril 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne :

- l'a obligé à quitter le territoire français sans délai ;

- a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit ;

- et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans ;

2°) d'enjoindre à la préfète de réexaminer sa situation ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 800 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. D soutient que :

- l'arrêté contesté est entaché d'incompétence de son signataire ;

- les décisions contenues dans l'arrêté litigieux sont entachées d'insuffisance ou d'absence de motivation ;

- elles violent les dispositions de l'article 7 de la directive 2008/115/CE relative au délai de départ volontaire ;

- elles sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation ;

- elles violent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Vu :

- l'arrêté préfectoral litigieux du 6 avril 2023 ;

- les pièces, enregistrées le 9 décembre 2024, présentées pour le préfet du Val-de-Marne par le cabinet Actis Avocats ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Freydefont pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en application des dispositions de l'article R. 776-10 et suivants du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus, au cours de l'audience publique tenue le 10 décembre 2024 en présence de Mme Adelon, greffière d'audience :

- M. Freydefont, magistrat désigné, qui a présenté son rapport ;

- Me Persa, représentant M. D, requérant absent, qui reprend les conclusions de sa requête par les mêmes moyens en demandant, de plus, le levée de son signalement aux fins de non admission dans le système d'information Schengen (SIS) et en soutenant, en outre, qu'il en cours de naturalisation pour obtenir la nationalité roumaine ; il dispose de solides garanties de représentation puisqu'il a un logement stable ; il peut se prévaloir d'une vie privée et familiale stable en France où il vit avec son épouse et son enfant scolarisé et qui est très bon élève ; il ne représente pas, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société française puisque les faits pour lesquels il a été interpellé n'ont donné lieu à aucune poursuite ; par suite, l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans est disproportionnée ;

- Me Termeau, représentant le préfet du Val-de-Marne, défendeur, qui conclut au rejet de la requête en faisant valoir que M. D n'a pas la nationalité roumaine et qu'il ne peut donc se prévaloir des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables aux ressortissants d'un Etat membre de l'Union européenne ; en outre, l'épouse du requérant est elle-même en situation irrégulière ; compte tenu des circonstances de l'espèce, il n'y a pas d'erreur d'appréciation quant à la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience à 16 heures 45.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité () / 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public () "

2. Par un arrêté en date du 6 avril 2024 notifié le même jour à 17 heures 00, la préfète du Val-de-Marne a, sur le fondement des 1° et 5° de l'article L. 611-1 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, obligé M. E D, ressortissant moldave né le 17 février 1976, à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Par la requête susvisée, enregistrée le 8 avril 2024, M. D demande l'annulation des décisions contenues dans cet arrêté préfectoral.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

Sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la recevabilité de la requête :

3. En premier lieu, par un arrêté n° 2021/659 du 1er mars 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du même jour et accessible à tous, la préfète du Val-de-Marne a donné à M. A B, sous-préfet de Nogent-sur-Marne, délégation de signature aux fins de signer, notamment, les décisions contenues dans l'arrêté contesté. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté du 1er avril 2022 manque en fait et doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-12 de code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français mentionne le pays, fixé en application de l'article L. 721-3, à destination duquel l'étranger est renvoyé en cas d'exécution d'office. " ; aux termes de aux termes de l'article L. 613-1 du même code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. " ; aux termes de l'article L. 613-2 dudit code : " Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 et les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. "

5. D'une part, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que celui-ci comporte les considérations de droit et de fait de l'obligation faite à M. D de quitter le territoire français puisqu'il vise l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et les 1° et 5° de l'article L. 611-1 précité et mentionne que le requérant ne justifie pas être entré régulièrement sur le territoire français. L'arrêté précise également que l'intéressé a été interpellé et placé en garde à vue le 6 avril 2024 pour des faits d'escroquerie à Noiseau, faits constitutifs d'une menace à l'ordre public. L'arrêté indique également que le requérant est célibataire sans charge de famille et que, dans ces conditions, la décision qui lui est opposée ne contrevient pas aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il résulte de ce qui précède que l'obligation de quitter le territoire français est suffisamment motivée en droit comme en fait conformément à l'obligation prévue à l'article L. 613-1 précité.

6. D'autre part, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " ; aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour () "

7. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué que celui-ci comporte les considérations de droit et de fait de la décision de refus de délai de départ volontaire opposée à M. D puisqu'en plus de ce qui a été développé au point 5, l'arrêté vise les articles L. 612-2° et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il résulte de ce qui précède que le refus de délai de départ volontaire est suffisamment motivé en droit comme en fait.

8. De plus, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que celui-ci comporte les considérations de droit et de fait de la décision fixant le pays de destination puisqu'il vise l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et précise la nationalité de M. D, en l'espèce moldave, et indique que la décision qui lui est opposée ne contrevient pas aux stipulations de cet article 3. Ces considérations suffisent à établir une décision fixant le pays de destination motivée en droit comme en fait.

9. Enfin, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. " ; aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. "

10. Il résulte des dispositions précitées que, si une décision d'interdiction de retour doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger ; elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.

11. Il résulte des termes de l'arrêté attaqué que celui-ci comporte les considérations de droit et de fait fondement de l'interdiction faite à M. D de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans puisqu'il vise l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les articles L. 612-6 à L. 612-12 du code, et reprend les éléments de faits mentionnés au point 5. L'arrêté précise également que M. D ne justifie d'aucune circonstance particulière pouvant justifier l'absence d'édiction d'interdiction de retour. Si le requérant fait plus particulièrement valoir que la préfète n'a pas motivé son interdiction de retour au regard des quatre critères énoncés à l'article L. 612-10 précité du code, en n'indiquant pas s'il s'est soustrait à une précédente mesure d'éloignement, cette prise en compte n'est pas obligatoire ainsi qu'il a été dit au point précédent. Par suite, l'interdiction de retour sur le territoire français est suffisamment motivée conformément aux dispositions de l'article L. 613-2.

12. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales relatif au droit au respect de la vie privée et familiale : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () " Si M. D soulève la violation de ces stipulations, il n'assortit ce moyen d'aucun élément probant sur sa vie privée et familiale en France. En effet, sa durée de présence en France ne ressort d'aucune pièce du dossier et n'est même pas alléguée dans la requête ; au regard des pièces du dossier, elle n'est établie qu'à compter de 2022. De plus, si M. D soutient vivre en France avec son épouse, aucun élément n'est apporté quant à l'identité de cette personne dont la régularité au séjour n'est même pas alléguée. Par suite, si le requérant produit des pièces relatives à son fils, le jeune C D, né le 16 juin 2011, rien ne s'oppose à ce que celui-ci suive son père dans son père d'origine pour que la cellule familiale y soit reconstituée. De plus, il n'est pas contesté que le requérant été interpellé et placé en garde à vue le 6 avril 2024 pour des faits d'escroquerie, ce qui ne constitue pas la meilleure preuve d'intégration à la société française ni d'adhésion aux valeurs de la République. Enfin, le requérant ne démontre pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine. Il résulte de ce qui précède que la préfète n'a porté aucune atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale et que, par suite, le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté comme infondé.

13. Pour les mêmes raisons M. D n'est pas davantage fondé à soutenir que les différentes décisions contenues dans l'arrêté préfectoral litigieux seraient entachées d'erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle.

14. En quatrième lieu, il résulte de la motivation de l'arrêté attaqué décrite aux points 4 à 11 et de la situation personnelle et familiale de M. D rappelée ci-dessus que celui-ci n'est pas fondé à soutenir que le préfet n'aurait pas procédé à un examen attentif et personnalisé de sa situation.

15. En cinquième lieu, si M. D soulève l'inconventionnalité de l'arrêté de la préfète en méconnaissance des dispositions de l'article 7 de la directive 2008/115/CE du 16 décembre 2008 dite " directive retour ", celle-ci a été intégrée en droit interne par la loi n° 2011-672 du 16 juin 2011 relative à l'immigration, à l'intégration et à la nationalité, entrée en vigueur le 18 juillet 2011, de telle sorte que M. D ne peut utilement s'en prévaloir. Ce moyen sera donc écarté comme inopérant.

16. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes : () / 2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société () "

17. M. D soutient qu'il est en cours de naturalisation pour obtenir la nationalité roumaine et qu'il ne représente pas, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société française puisque les faits pour lesquels il a été interpellé n'ont donné lieu à aucune poursuite. Toutefois, d'une part, M. D n'a pas obtenu la nationalité roumaine et ne peut donc utilement se prévaloir se prévaloir des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables aux ressortissants d'un Etat membre de l'Union européenne, comme l'article L. 251-1 précité. D'autre part, les faits pour lesquels l'intéressé a été interpellé et placé en garde à vue le 6 avril 2024 ainsi que l'infraction qui figure à son FAED (fichier automatisé des empreintes digitales) caractérisent bien une menace à l'ordre public au sens des dispositions du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du 1° de l'article L. 612-2 du même code.

18. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. " Il résulte de la situation de M. D que sa durée de présence en France n'est pas démontrée et que l'intéressé a été interpellé et placé en garde à vue le 6 avril 2024 pour des faits d'escroquerie. Par suite, en édictant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans, la préfète du Val-de-Marne n'a entaché cette mesure d'aucune disproportion.

19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté préfectoral du 6 avril 2024 doivent être rejetées. Par voie de conséquence, seront également rejetées les conclusions à fin d'injonction ainsi que celles tendant au bénéfice de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E D et au préfet du Val-de-Marne.

Délibéré après l'audience du 10 décembre 2024.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 décembre 2024.

Le magistrat désigné,

Signé : C. FreydefontLa greffière,

Signé : MD. Adelon

La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

MD. Adelon

N°2404575