Le Tribunal administratif de Melun statue sur une requête en excès de pouvoir visant le refus de délivrer une attestation de prolongation d'instruction d'une demande de titre de séjour. La juridiction constate que le requérant, ayant finalement obtenu son titre de séjour, n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions après mise en demeure. En application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, elle donne donc acte de son désistement d'office et clôt la procédure.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 mai 2024, M. B... A..., représenté par Me Garavel, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour en qualité de parent d’enfant français ;
2°) d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer une attestation de prolongation de l’instruction, dans un délai de sept jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge du préfet du Val-de-Marne une somme de 1 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le tribunal ayant été informé de ce que M. A... s’était vu délivrer un titre de séjour, par un courrier en date du 16 décembre 2024, la présidente de la 4ème chambre du tribunal administratif de Melun a demandé au conseil de M. A... de produire, dans un délai d’un mois, soit un mémoire, soit une lettre indiquant le maintien de ses conclusions, soit une lettre de désistement, et l’a informé qu’en application des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à défaut de la confirmation du maintien de ses conclusions dans le délai imparti, le requérant serait réputé s’être désisté.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D’une part, aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; (…) ».
2. D’autre part, l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative dispose que : « Lorsque l’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l’expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions ».
3. En application des dispositions précitées de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, une demande a été adressée le 16 décembre 2024 au conseil de M. A..., qui en a accusé réception le 26 décembre 2024. Toutefois, le requérant n’a pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois qui lui était imparti pour ce faire. Dans ces conditions, M. A... doit être réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d’office de M. A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au préfet du Val-de-Marne.
Fait à Melun, le 24 février 2026.
La présidente de la 4ème chambre,
N. MULLIE
La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,