Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... qui contestait une obligation de quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation notifiée par le greffe et réceptionnée. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 412-1 et R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er juillet 2024, M. B... A... demande au tribunal d’annuler la décision du préfet de Seine-et-Marne l’obligeant à quitter le territoire français.
Vu :
- la lettre du 3 juillet 2024 adressée par le greffe du tribunal à M. A... l’invitant à régulariser sa requête en produisant la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque (…) elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
Selon l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. (…). ».
Il ressort des pièces du dossier que M. A... n’a pas produit la décision attaquée, malgré la demande de régularisation qui lui a été adressée par courrier recommandé le 3 juillet 2024 et dont il a accusé réception le 15 juillet suivant. Dans ces conditions, la requête de M. A..., qui n’a pas été régularisée à l’expiration du délai de quinze jours imparti, ni même à la date de la présente ordonnance, est entachée d’une irrecevabilité manifeste. Il y a lieu de la rejeter en application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au préfet de Seine-et-Marne.
Fait à Melun, le 22 janvier 2026.
La présidente
F. DEMURGER
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,