Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2408760

vendredi 27 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2408760
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation6ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 16 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par le requérant, tirés d'une insuffisance de motivation, d'un défaut d'examen particulier, d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une erreur de droit, n'étaient pas assortis des précisions ou documents probants nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. La décision a été rendue sur le fondement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 juillet 2024, M. A B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 16 juillet 2024 par lequel le préfet de Seine-et-Marne lui l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de sa reconduite à la frontière et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 3 ans.

M. B soutient que :

- sa requête est recevable ;

- les décisions sont entachées d'une insuffisance de motivation ;

- sont illégales en l'absence d'examen particulier de sa situation par le préfet;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- est entachée d'une erreur de droit.

Par un mémoire en défense enregistré le 6 décembre 2024, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par M. B n'est fondé.

En application des dispositions de l'article R. 613-2 du code de justice administrative, la clôture de l'instruction est intervenue trois jours francs avant l'audience.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- le code des relations entre le public et l'administration,

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Iffli, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant algérien, déclaré être entré en France sous couvert d'un visa, en décembre 2019. Par un arrêté du 16 juillet 2024, le préfet de Seine-et-Marne l'a obligé à quitter le territoire sans délai, a fixé le pays de destination, et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 3 ans. Par la présente requête, M. B sollicite l'annulation de cet arrêté.

2. Si Monsieur B estime que les décisions sont entachées d'une insuffisance de motivation, qu'elles sont illégales en l'absence d'examen particulier de sa situation par le préfet, qu'elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une erreur de droit, il n'assortit toutefois aucun de ces moyens des précisions nécessaires ou de documents probants permettant au juge d'en apprécier la réalité et la portée.

3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B au préfet de Seine-et-Marne.

Délibéré après l'audience du 17 décembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Dewailly, président,

Mme Iffli, conseillère,

Mme Seignat, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 décembre 2024.

La rapporteure,

C. Iffli

Le président,

S. Dewailly

La greffière,

L. Sueur

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,