Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2408909
mardi 7 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2408909 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | ACTIS AVOCATS |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 juillet 2024, Mme A B, représentée par Me Vovard, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer une rendez-vous afin qu'elle puisse déposer une demande de titre de séjour et qu'il soit procédé à son examen, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de la préfète du Val-de-Marne, une somme de 800 euros au titre des frais irrépétibles par application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que, de nationalité laotienne, elle est entrée en France le 9 février 2019, qu'elle s'est mariée le 17 décembre 2022 avec une ressortissante thaïlandaise, en situation régulière, qu'elle travaille, et a sollicité de la préfète du Val-de-Marne un rendez-vous en vue d'obtenir un titre de séjour, qu'elle n'a eu aucune réponse, que la condition d'urgence est satisfaite car elle est maintenue en situation précaire, et que la mesure sollicitée est utile et ne fait obstacle à aucune décision administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 juillet 2024, la préfète du Val-de-Marne, représentée par Me Termeau, conclut au non-lieu à statuer, l'intéressée étant convoquée le
5 août 2024 pour déposer sa demande de titre de séjour.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante laotienne née le 10 juin 1992 dans la province de Champassak, entrée en France le 9 février 2019 muni d'un visa de court séjour délivré par les autorités consulaires françaises à Vientiane, a épousé le 17 décembre 2022 en mairie de
Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) une ressortissante thaïlandaise, titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle de quatre ans délivrée par la préfète du Val-de-Marne et valable jusqu'au
17 janvier 2027. A compter du 21 juin 2023, elle a sollicité de la préfète du Val-de-Marne un rendez-vous aux fins de déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de la vie privée et familiale. Elle n'a reçu aucune réponse malgré plusieurs relances du service. Par sa requête enregistrée le 19 juillet 2024, elle demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une convocation afin qu'elle puisse déposer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Postérieurement à sa requête, la préfète du Val-de-Marne a convoqué Mme B en préfecture le 5 août 2024 pour le dépôt de sa demande de titre de séjour.
Sur les conclusions sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence, et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".
3. Ainsi qu'il l'a été dit au point 1, la préfète du Val-de-Marne a convoqué Mme B le 5 août 2024 à 11 heures 30 en vue du dépôt de sa demande de titre de séjour. L'intéressée ne soutenant pas, plus de cinq mois plus tard, que ce rendez-vous n'a pas été honoré ni qu'un récépissé de demande de titre de séjour ne lui a pas été délivré à cette occasion, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de sa requête présentée sur le fondement de l'article
L. 521-3 du code de justice administrative.
Sur les frais liés au litige :
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat (préfet du Val-de-Marne) une somme à verser à Mme B en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme B présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Article 2 : Le surplus de la requête de Mme B est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.
Copie en sera communiquée au préfet du Val-de-Marne.
Le juge des référés,
Signé : M. Aymard
La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
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