Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2409958
mercredi 4 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2409958 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 août 2024, M. et Mme C D, représentés par Me Fouret demandent au tribunal, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre la décision du 19 juillet 2024 par laquelle la commission a rejeté leur recours préalable obligatoire contre la décision du 19 juin 2024 par laquelle la directrice académique des services de l'éducation nationale de Seine-et-Marne a rejeté leur demande d'instruction en famille de leur fils B ;
2°) à titre principal, d'enjoindre à la rectrice de l'académie de Créteil de leur délivrer une autorisation d'instruire en famille leur fils au titre du 4° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation et, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- la requête enregistrée le 8 août 2024 sous le n° 2409952 par laquelle M. et Mme C D demandent l'annulation de la décision du 19 juillet 2024 par laquelle la commission a rejeté leur recours préalable obligatoire contre la décision du 19 juin 2024 par laquelle la directrice académique des services de l'éducation nationale de Seine-et-Marne a rejeté leur demande d'instruction en famille de leur fils B ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".
2. A la date de la présente ordonnance, le tribunal administratif de Melun a statué, par un jugement du 25 octobre 2024, sur la requête en annulation de la décision contestée. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction présentées par la requête susvisée.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions que les requérants présentent sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction présentées par M. et Mme C D.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme C D et à la ministre de l'éducation nationale.
Copie en sera transmise pour information à la rectrice de l'académie de Créteil.
Fait à Melun, le 4 décembre 2024.
La présidente,
C. LEDAMOISEL
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
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