Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2410036

mercredi 16 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2410036
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantACTIS AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre une obligation de quitter le territoire français sans délai, une fixation du pays de renvoi et une interdiction de retour de trois ans. Le juge constate que le requérant a été libéré du centre de rétention par une ordonnance du juge des libertés et de la détention du 13 août 2024 et ne s’est pas manifesté depuis pour poursuivre la procédure. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal prononce un non-lieu à statuer, la requête ayant perdu son objet.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 août 2024, M. A B, actuellement retenu au centre de rétention administrative n° 2 du Mesnil-Amelot, demande au tribunal d'annuler les décisions notifiées le 9 août 2024 par lesquelles la préfète du Val-de-Marne l'a obligé de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il serait susceptible d'être éloigné d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans.

Vu :

- l'ordonnance du 13 août 2024 par laquelle le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Meaux a ordonné la mise en liberté de M. B ;

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / ; () ; / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () ".

2. Il ressort des pièces versées au dossier que M. B, retenu au centre de rétention administrative n°2 du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), en a été libéré par une ordonnance du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Meaux du

13 août 2024.

3. Depuis cet enregistrement, M. B ne s'est pas manifesté auprès du tribunal administratif pour faire connaitre son intention de poursuivre la procédure ni même donner l'adresse à laquelle pourraient lui être notifiés les actes de procédure à venir, et aucun avocat ne s'est constitué pour le représenter. Dans ces conditions, le jugement de l'affaire ne présente plus d'utilité, il n'y a donc plus lieu, en l'état, d'y statuer.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a pas lieu, en l'état, de statuer sur la requête susvisée de M. B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la préfète du Val-de-Marne.

Fait à Melun, le 16 octobre 2024.

La présidente de la 9ème Chambre,

S. BONNEAU-MATHELOT

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2410036