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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2410118

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2410118

mardi 21 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2410118
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantACTIS AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l'intéressée pour le 25 mars 2025. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, la convocation ayant été fixée, et a rejeté la demande de frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 août 2024, Mme B A, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer une date de rendez-vous en vue du dépôt de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour dans les quinze jours suivant l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de lui délivrer un récépissé de première demande à l'enregistrement de son dossier ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1.500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que, de nationalité ivoirienne, elle est entrée en France le 12 septembre 2016, qu'elle vit avec son concubin et leurs deux enfants qu'elle a sollicité de la préfète du Val-de-Marne un rendez-vous en vue de déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour et qu'elle n'a eu aucune réponse, que la condition d'urgence est satisfaite car elle est maintenue en situation de précarité alors qu'elle a respecté la procédure, car aussi elle risque une interpellation avec une mesure d'éloignement, et que la mesure sollicitée est utile et ne fait obstacle à aucune décision administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 8 novembre 2024, la préfète du Val-de-Marne, représentée par Me Termeau, conclut au rejet de la requête, l'intéressée étant convoquée le 28 mars 2025 en vue du dépôt de sa demande de titre de séjour.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1 Mme B A, ressortissante ivoirienne née le 23 juin 1983 à Abobo (Abidjan), entrée en France le 12 septembre 2016 selon ses dires, a sollicité de la préfète du Val-de-Marne, à compter du 8 novembre 2023, un rendez-vous aux fins de déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de la vie privée et familiale. Elle entendait faire valoir la présence en France de son concubin et de leurs deux enfants, nés en novembre 2017 et juillet 2022. Elle n'a reçu aucune réponse, malgré de nombreuses relances du service. Par sa requête enregistrée le 13 août 2024, elle demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer une date de rendez-vous en vue du dépôt de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Postérieurement à sa requête, le préfet du Val-de-Marne a convoqué l'intéressée pour le 25 mars 2025.

Sur les conclusions sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence, et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

3. Ainsi qu'il l'a été dit au point 1, le préfet du Val-de-Marne a convoqué Mme A en préfecture le 25 mars 2025 à 12 heures 30 en vue du dépôt de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. La requérante ne contestant pas la date tardive de cette convocation, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de sa requête présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Sur les frais du litige :

4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat (préfet du Val-de-Marne) une somme à verser à Mme A, qui a présenté sa requête sans l'assistance d'un avocat, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme A présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Copie en sera communiquée au préfet du Val-de-Marne.

Le juge des référés,

Signé : M. AYMARD

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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