Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2410127

vendredi 11 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2410127
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation4ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du 27 mai 2024 du directeur général du CROUS de Créteil refusant le renouvellement de son logement universitaire. En cours d’instance, le CROUS a renouvelé le logement par une décision du 21 août 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté la demande de frais d’instance, faute de justificatifs. Cette solution repose sur le code de l’éducation et le code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 6 août 2024, la présidente du tribunal administratif de Montreuil a transmis au tribunal administratif de Melun la requête de Mme A B en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative.

Par une requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Montreuil le 27 juillet 2024, Mme B demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 27 mai 2024 par laquelle le directeur général du centre régional des œuvres universitaires et scolaires de Créteil a refusé le renouvellement de son logement au sein de la résidence Cachan ;

2°) d'enjoindre au centre régional des œuvres universitaires et scolaires de Créteil de faire droit à sa demande de renouvellement ;

3°) de mettre à la charge du centre régional des œuvres universitaires et scolaires de Créteil une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que la décision méconnaît la circulaire de gestion locative 2024 et qu'elle est entachée d'une erreur de fait dès lors qu'elle n'occupe son logement que depuis quatre ans et non cinq années et qu'elle sera étudiante en dernière année de cycle d'ingénieur à l'Ecole centrale d'électronique de Paris pour l'année 2024-2025.

Par un mémoire en défense enregistré le 2 septembre 2024, le centre régional des œuvres universitaires et scolaires de Créteil doit être regardé comme concluant au non-lieu à statuer sur la requête.

Il soutient que, par une décision du 21 août 2024, son logement au sein de la résidence Cachan a été renouvelé.

Par un courrier du 10 septembre 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le tribunal était susceptible de relever d'office le non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par Mme B compte tenu du renouvellement de son logement au sein de la résidence Cachan par une décision du 21 août 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Dutour, conseillère,

- et les conclusions de Mme Blanc, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B est locataire d'un logement au sein de la résidence Cachan du centre régional des œuvres universitaires et scolaires. Par une décision du 27 mai 2024, le directeur général du centre régional des œuvres universitaires et scolaires de Créteil a refusé le renouvellement de son logement au sein de cette résidence. Par le présent recours, Mme B demande l'annulation de cette décision.

Sur le non-lieu à statuer :

2. Il ressort des pièces du dossier que, par une décision du 21 août 2024, le logement de Mme B au sein de la résidence Cachan a été renouvelé. Dans ces conditions, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par Mme B.

Sur les frais d'instance :

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre régional des œuvres universitaires et scolaires de Créteil la somme demandée par la requérante, qui n'a pas recouru à un avocat et ne justifie d'aucun frais exposé par elle.

D E C I D E :

Article 1er : Les conclusions à fin d'annulation de la décision du 27 mai 2024 par laquelle le directeur général du centre régional des œuvres universitaires et scolaires de Créteil a refusé à Mme B le renouvellement de son logement au sein de la résidence Cachan, ainsi que les conclusions à fin d'injonction sont sans objet.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au centre régional des œuvres universitaires et scolaires de Créteil.

Délibéré après l'audience du 23 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Mullié, présidente,

Mme Dutour, conseillère,

M. Collen-Renaux, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 octobre 2024.

La rapporteure,

L. DUTOURLa présidente,

N. MULLIE

La greffière,

V. GUILLEMARD

La République mande et ordonne au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière