Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2410273

lundi 16 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2410273
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de la commission de médiation de Seine-et-Marne de reconnaître son logement comme prioritaire et urgent. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun exposé des faits et moyens, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée au requérant, celui-ci n'a pas produit les éléments requis dans le délai imparti. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du même code, rejette donc la demande sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 août 2024, M. B A demande au tribunal d'annuler la décision du 27 mai 2024 par laquelle la commission de médiation de Seine-et-Marne a rejeté son recours amiable en vue de voir reconnaître sa demande de logement comme étant prioritaire et urgente.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; ".

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. " ;

3. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par le greffier en chef le 19 août 2024 et dont l'accusé de réception postal a été signé le 22 août 2024. M. A n'a pas, à l'expiration du délai qui lui était imparti, produit une requête contenant l'exposé de faits et de moyens au soutien de ses conclusions en application de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Par suite, cette requête, qui n'a pas été régularisée, est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Le premier vice-président,

Olivier Di Candia

La République mande et ordonne à la ministre du logement et de la rénovation urbaine en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2410273