Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2411748
lundi 14 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2411748 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | ACTIS AVOCATS |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 septembre 2024, M. A C, représenté par
Me Djemaoun, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, et jusqu'à ce qu'il soit statué sur sa légalité :
1°) de suspendre l'exécution de la décision par laquelle la préfète du Val-de-Marne a clôturé, à titre principal, la demande de renouvellement portant changement de statut vers " recherche d'emploi et création d'entreprise " ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer provisoirement, à titre principal, un titre de séjour portant la mention " recherche d'emploi ou création d'entreprise ", à titre subsidiaire, un titre de séjour " étudiant " et, à titre infiniment subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande, dans un délai de 5 jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, et de lui délivrer, dans l'attente, un récépissé de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail, sans délai ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat (préfète du Val-de-Marne) la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il indique que, de nationalité marocaine, il est entré en France en septembre 2015 muni d'un visa d'étudiant, qu'il a eu plusieurs cartes de séjour en cette qualité dont la dernière est arrivée à échéance le 9 juin 2024, qu'il est actuellement en fin de formation en alternance, qu'il a sollicité le 16 mai 2024, à titre principal le renouvellement de son titre de séjour ainsi que la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " recherche d'emploi - création d'entreprise " et s'est vu délivrer une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 11 septembre 2024, que le
12 juin 2024, la préfecture du Val-de-Marne lui a demandé des pièces complémentaires déjà transmises, par une demande comportant une mention lui intimant de ne pas y répondre, mais que, le 13 juillet 2024, sa demande a été clôturée au motif qu'il n'avait pas répondu à cette demande.
Il soutient que la condition d'urgence est satisfaite car il a demandé le renouvellement de son titre de séjour, et, sur le doute sérieux, que la décision en cause a été prise par une personne ne disposant pas d'une délégation régulière, qu'elle est entachée d'un défaut de motivation et d'examen sérieux de sa situation personnelle ainsi que d'une erreur de droit au regard des dispositions des articles L. 422-1, L. 422-8 et L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile car il a droit à la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " recherche
d'emploi - création d'entreprise " dont il remplit l'ensemble des conditions.
Par un mémoire en défense enregistré le 30 septembre 2024, la préfète du Val-de-Marne, représentée par Me Termeau, conclut au non-lieu à statuer, l'intéressé ayant été convoqué le
26 septembre 2024 pour se voir remettre un récépissé de demande de carte de séjour valable jusqu'au 25 mars 2025, dans l'attente de la complétude de son dossier.
Par un mémoire en réplique enregistré le 1er octobre 2024, M. C, représenté par
Me Djemaoun, conclut aux mêmes fins.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Par une requête enregistrée le 23 septembre 2024 sous le n° 2411758, M. C a demandé l'annulation de la décision contestée.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Après avoir, au cours de l'audience du 1er octobre 2024, tenue en présence de
Mme Dusautois, greffière d'audience, présenté son rapport et entendu :
- les observations de Me Djemaoun, représentant M. C, présent, qui rappelle que la condition d'urgence est satisfaite car il a demandé le renouvellement de son titre de séjour et un changement de statut, que le récépissé qui lui a été remis ne comporte pas d'autorisation de travail, qu'il n'y a pas besoin d'autorisation de travail pour un titre de séjour portant la mention " recherche d'emploi - création d'entreprise " et qui demande qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour provisoire sous astreinte car il n'est pas possible de déposer une demande d'autorisation de travail sans titre de séjour ;
- et les observations de Me Kao, représentant la préfète du Val-de-Marne, qui maintient ses conclusions tendant au non-lieu à statuer.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant marocain né le 1er mai 1997 à Meknès, a bénéficié de plusieurs cartes de séjour en qualité d'étudiant, dont la dernière, délivrée par la préfète du
Val-de-Marne était valable jusqu'au 9 juin 2024. Il est scolarisé à l'Institut supérieur du commerce de Paris jusqu'au 31 décembre 2024 en dernière année du programme Grande Ecole (Bac + 5) dans une formation en alternance avec la société " Binomial Expertise " de Paris (75008). Le 16 mai 2024,
M. C a déposé sur la plateforme de l'Administration numérique pour les étrangers en France une demande de renouvellement de sa carte de séjour ainsi qu'un changement de statut vers une carte " recherche d'emploi ou création d'entreprise ". Le 12 juin 2024, la préfète du Val-de-Marne a mis à sa disposition une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 11 septembre 2024. Le 13 juin 2024, il lui a été demande de produire des pièces complémentaires, à savoir un certificat d'inscription ou justificatif de réinscription de son établissement d'enseignement. Cette demande comportait la mention : " NE PAS REPONDRE A CETTE DEMANDE DE COMPLEMENT afin de garder votre demande en cours ". M. C, qui avait au demeurant déjà produit ces documents, s'est conformé à cette demande et n'a pas répondu. Par un nouveau message du 13 juillet 2024, il a alors été informé que son dossier était clôturé faute de réponse à cette demande. Le
15 septembre 2024, la société " Binomial Expertise " lui a proposé un poste de consultant junior à compter du 1er octobre 2024. Par une requête enregistrée le 23 septembre 2024, il a demandé au présent tribunal l'annulation de cette décision et sollicite du juge des référés, par une requête du même jour, la suspension de son exécution. Postérieurement à sa requête, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l'intéressé le 26 septembre 2024 et lui a délivré un récépissé de demande de carte de séjour, valable jusqu'au 25 mars 2025, ne comportant pas d'autorisation de travail.
Sur les conclusions sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".
Sur l'urgence :
3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande de suspension d'une décision refusant la délivrance d'un titre de séjour, d'apprécier et de motiver l'urgence compte tenu de l'incidence immédiate du refus de titre de séjour sur la situation concrète de l'intéressé. Cette condition d'urgence sera en principe constatée dans le cas d'un refus de renouvellement du titre de séjour, comme d'ailleurs d'un retrait de celui-ci.
4. En l'espèce, M. C, titulaire d'une carte d'étudiant, a sollicité son renouvellement ainsi que la délivrance d'une carte de séjour portant la mention " recherche d'emploi ou création d'entreprise " et dispose d'une promesse d'embauche valable à compter du
1er octobre 2024. La condition d'urgence sera donc considérée comme satisfaite.
Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige :
5. Aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. () Cette carte donne droit à l'exercice, à titre accessoire, d'une activité professionnelle salariée dans la limite de 60 % de la durée de travail annuelle ". Aux termes de l'article L. 422-8 du même code : " La carte de séjour temporaire portant la mention " recherche d'emploi ou création d'entreprise " autorise l'étranger à exercer une activité professionnelle salariée jusqu'à la conclusion de son contrat ou l'immatriculation de son entreprise ". Aux termes de l'article L. 422-10 du même code : " L'étranger titulaire d'une assurance maladie qui justifie soit avoir été titulaire d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle portant la mention " étudiant " délivrée sur le fondement des articles L. 422-1,
L. 422-2 ou L. 422-6 et avoir obtenu dans un établissement d'enseignement supérieur habilité au plan national un diplôme au moins équivalent au grade de master ou figurant sur une liste fixée par décret, (), se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " recherche d'emploi ou création d'entreprise " d'une durée d'un an dans les cas suivants : 1° Il entend compléter sa formation par une première expérience professionnelle, sans limitation à un seul emploi ou à un seul employeur ; () ". Aux termes de l'article L. 422-11 du même code : " Lorsque la carte de séjour temporaire portant la mention " recherche d'emploi ou création d'entreprise " est délivrée en application du 1° de l'article L. 422-10, son titulaire est autorisé, pendant la durée de validité de cette carte, à chercher et à exercer un emploi en relation avec sa formation ou ses recherches, assorti d'une rémunération supérieure à un seuil fixé par décret et modulé, le cas échéant, selon le niveau de diplôme concerné. A l'issue de cette période d'un an, l'intéressé pourvu d'un emploi ou d'une promesse d'embauche satisfaisant aux conditions énoncées au 1° de l'article L. 422-10 se voit délivrer la carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire " prévue aux articles L. 421-1 ou L. 421-3, ou la carte de séjour pluriannuelle portant la mention " passeport talent ", " passeport talent-carte bleue européenne " ou " passeport talent-chercheur " prévue aux articles L. 421-9, L. 421-11, L. 421-14 ou L. 421-20, sans que lui soit opposable la situation de l'emploi ".
6. Aux termes par ailleurs de l'article R. 431-14 du même code : " Est autorisé à exercer une activité professionnelle le titulaire du récépissé de demande de première délivrance des titres de séjour suivants : () 2° La carte de séjour temporaire portant la mention " recherche d'emploi ou création d'entreprise " prévue à l'article L. 422-10 ou L. 422-14 ; () ".
7. Il résulte de ces dispositions qu'un étranger, à l'issue de son parcours d'étude, se voit délivrer de plein droit, s'il en fait la demande, une carte de séjour portant la mention " recherche d'emploi ou création d'entreprise ", qui doit lui permettre de trouver notamment un emploi, sans qu'il lui soit nécessaire de solliciter une autorisation de travail, une telle autorisation ne devant être demandée par son employeur qu'en vue de la délivrance, au bout d'un an, notamment d'une carte de séjour portant la mention " salarié ", dès lors que l'emploi occupé répond aux conditions mentionnées de l'article L. 422-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. Il ressort des pièces du dossier que, à la date où M. C a déposé sa demande de renouvellement de son titre de séjour, il était encore étudiant en alternance auprès de l'Institut supérieur du commerce de Paris et a donc produit, comme il y était tenu par le point 26 de l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'ensemble des pièces nécessaires à l'examen de sa demande. Il n'est pas contesté par la préfète du Val-de-Marne que cette demande comportait également une demande de délivrance d'une carte de séjour d'un an portant la mention " recherche d'emploi ou création d'entreprise ", son diplôme devant lui être délivré en
décembre 2024 et l'entreprise auprès de laquelle il effectuait son alternance se proposant de l'engager à l'issue de celle-ci.
9. Il ne ressort par ailleurs d'aucune disposition législative ou réglementaire, et notamment pas du point 26 de l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que la délivrance d'une carte de séjour portant la mention " recherche d'emploi ou création d'entreprise " nécessite la production par le demandeur d'une autorisation de travail. La préfète du Val-de-Marne ne saurait donc soutenir que le dossier présenté par M. C aurait été incomplet au motif qu'il n'aurait pas comporté une telle autorisation ni de " lettre de changement de statut ", une telle lettre n'étant pas non plus au nombre des pièces exigées par l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. Dans ces conditions, le requérant est fondé à soutenir que le moyen tiré de ce que, en clôturant sa demande de titre de séjour en juillet 2024 au motif qu'il n'avait pas répondu à une demande de pièces complémentaires, à laquelle il lui avait été d'ailleurs demandé de ne pas répondre, " afin de garder votre demande en cours ", et que son dossier aurait été incomplet par la suite, la préfète du Val-de-Marne a entaché sa décision d'une erreur de droit est de nature à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux sur sa légalité.
11. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que, les deux conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative étant réunies, il y a lieu de prononcer la suspension de l'exécution de la décision contestée, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
12. Aux termes de l'article L. 511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais ". Si, pour le cas où l'ensemble des conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative est rempli, le juge des référés, peut suspendre l'exécution d'une décision administrative et prescrire par la même décision juridictionnelle que l'auteur de la décision prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, de telles mesures doivent, ainsi que l'impose l'article L. 511-1 du même code, présenter un " caractère provisoire ".
13. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure ".
14. Si les conditions posées à l'octroi de la suspension d'une décision refusant un avantage sont remplies, il appartient donc au juge administratif d'assortir le prononcé de cette suspension de l'indication des obligations qui en découleront pour l'administration et qui pourront consister à réexaminer les droits de l'intéressé à cet avantage dans un délai déterminé ou, le cas échéant, à prendre toute mesure conservatoire utile prescrite par le juge compte tenu de l'objet du litige, du moyen retenu et de l'urgence.
15. En l'espèce, et d'une part, il n'est pas contesté que le récépissé remis le
27 septembre 2024, valable six mois, à M. C par la préfète du Val-de-Marne ne comporte pas d'autorisation de travail à temps plein, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions aux fins de non-lieu à statuer de la préfète du Val-de-Marne ne pourront qu'être écartées.
16. D'autre part, eu égard au motif retenu pour la suspension de l'exécution de la décision en litige, il y a lieu d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de délivrer provisoirement à M. C un titre de séjour mention " recherche d'emploi ou création d'entreprise " dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance et, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler à temps complet dans un délai de huit jours à compter de la notification de la présente ordonnance sous astreinte de 50 euros par jour de retard passé cé délai de huit jours.
Sur les frais du litige :
17. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat (préfète du Val-de-Marne) une somme de 2 000 euros à verser à M. C en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution de la décision par laquelle la préfète du Val-de-Marne a clôturé la demande de renouvellement du titre de séjour de M. C portant changement de statut vers celui de " recherche d'emploi ou création d'entreprise " est suspendue.
Article 2 : Il est enjoint à la préfète du Val-de-Marne de délivrer provisoirement à M. C un titre de séjour mention " recherche d'emploi ou création d'entreprise " dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance et, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler à temps complet dans un délai de huit jours à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de 50 euros par jour de retard passé cé délai de huit jours.
Article 3 : L'Etat (préfète du Val-de-Marne) versera une somme de 2 000 euros à M. C en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C et au ministre de l'intérieur.
Copie sera communiquée à la préfète du Val-de-Marne.
Le juge des référés,La greffière,
B : M. AymardB : O. Dusautois
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2411748
Décisions similaires
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2618596
01/09/2026
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2618522
01/09/2026
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2604282
01/09/2026
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503670
01/09/2026