Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2412670
jeudi 17 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2412670 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 octobre 2024, Mme C A B demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 6 septembre 2024 rejetant son recours gracieux contre la décision par laquelle le directeur général du centre régional des œuvres universitaires de Paris a refusé de renouveler son droit d'occuper un logement en résidence universitaire pour l'année universitaire 2024-2025 ;
2°) de lui accorder exceptionnellement le droit d'occuper son actuel logement en résidence universitaire jusqu'au 31 août 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M. Zanella, premier conseiller, pour statuer sur les référés présentés sur le fondement des dispositions du livre V du même code.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". En vertu des dispositions de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction contradictoire ni audience publique lorsque la demande dont il est saisi ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de cette demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.
2. D'une part, aux termes de l'article R. 522-8-1 du code de justice administrative : " Par dérogation aux dispositions du titre V du livre III du présent code, le juge des référés qui entend décliner la compétence de la juridiction rejette les conclusions dont il est saisi par voie d'ordonnance. ".
3. D'autre part, aux termes de l'article R. 312-1 du code de justice administrative : " Lorsqu'il n'en est pas disposé autrement par les dispositions de la section 2 du présent chapitre ou par un texte spécial, le tribunal administratif territorialement compétent est celui dans le ressort duquel a légalement son siège l'autorité qui, soit en vertu de son pouvoir propre, soit par délégation, a pris la décision attaquée []. / Sous les mêmes réserves en cas de recours préalable à celui qui a été introduit devant le tribunal administratif, la décision à retenir pour déterminer la compétence territoriale est celle qui a fait l'objet du recours administratif ou du pourvoi devant une juridiction incompétente. ". Aux termes de l'article R. 221-3 du même code : " Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : / [] Melun : Seine-et-Marne,
Val-de-Marne [] / Paris : ville de Paris []. ".
4. Mme A B doit être regardée comme demandant, à titre principal, dans la présente instance, la suspension de l'exécution, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de la décision par laquelle le directeur général du centre régional des œuvres universitaires (CROUS) de Paris a refusé de renouveler son droit d'occuper un logement en résidence universitaire pour l'année universitaire 2024-2025, ainsi que de la décision du 6 septembre 2024 rejetant le recours gracieux qu'elle a formé contre ce refus. Le CROUS de Paris ayant son siège à Paris, soit en dehors du ressort du tribunal administratif de Melun, la requête de l'intéressée soulève ainsi un litige qui ne relève manifestement pas de la compétence territoriale de ce tribunal. Par suite, il y a lieu de la rejeter suivant la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
5. La présente ordonnance ne fait pas obstacle à ce que la requérante, si elle s'y croit recevable et fondée, saisisse de sa demande de suspension de l'exécution des décisions mentionnées au point précédent le juge des référés du tribunal administratif territorialement compétent pour en connaître, soit celui de Paris.
O R D O N N E :
Article 1er :La requête de Mme A B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A B.
Fait à Melun, le 17 octobre 2024.
Le juge des référés,
Signé : P. Zanella
La République mande et ordonne au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
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