Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme C... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus implicite du préfet de l’Essonne de lui délivrer une carte de séjour temporaire mention « étudiant ». En cours d’instance, le préfet a produit une capture d’écran du logiciel AGDREF attestant de la délivrance effective du titre de séjour sollicité, valable du 13 décembre 2024 au 12 décembre 2025. Le juge a constaté que cette délivrance rendait le litige sans objet, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Par ordonnance, il a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 octobre 2024, Mme A... C... doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler la décision par laquelle le préfet de l’Essonne a refusé implicitement de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention « étudiant – élève ».
La requête et les pièces ont été communiquées au préfet de l’Essonne, qui a produit une capture d’écran issue de l’« application de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France » (AGDREF).
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 3Constater qu’il n’y a pas lieu à statuer sur une requête (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».
Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l’annulation d’une décision refusant un titre de séjour lorsque l’autorité administrative a délivré le titre de séjour demandé, ou un titre équivalent, après la saisine de la juridiction.
Postérieurement à l’introduction de la requête, la préfète de l’Essonne a produit une capture d’écran issue de l’« application de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France » (AGDREF) indiquant qu’une carte de séjour temporaire valable du 13 décembre 2024 au 12 décembre 2025 a été remise à la requérante le 4 février 2025. La délivrance de ce document a eu pour effet de faire perdre au litige son objet. Par suite, les conclusions aux fins d’annulation sont devenues sans objet, il n’y a dès lors plus lieu d’y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation de la requête de Mme B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C... et à la préfète de l’Essonne.
Le président de la 2ème chambre,
D. LALANDE
La République mande et ordonne à la préfète de l’Essonne, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,