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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2413149

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2413149

vendredi 6 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2413149
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantRICHARD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. B... visant à annuler le refus d'autorisation de travail lié à sa demande de titre de séjour. En effet, la délivrance postérieure d'une carte de résident, qui confère le droit de travailler, a rendu le litige sans objet. Le tribunal rejette les conclusions en injonction et condamne l'État à verser 800 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour ses frais non compris dans les dépens.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 octobre 2024, M. A... B..., représenté par Me Richard, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 30 août 2024 par laquelle le préfet du Val-de-Marne a refusé d’assortir son récépissé de demande de titre de séjour d’une autorisation de travail ;

2°) d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de carte de résident assorti d’une autorisation de travailler dans un délai de quarante-huit heures et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ou, à défaut et sous cette même astreinte, de réexaminer sa situation ;

3°) de mettre à la charge de l’État le versement à son égard de la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


La requête et les pièces ont été communiquées au préfet du Val-de-Marne, qui a produit une capture d’écran issue de l’« application de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France » (AGDREF).


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 3Constater qu’il n’y a pas lieu à statuer sur une requête (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».

Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l’annulation d’une décision refusant un titre de séjour lorsque l’autorité administrative a délivré le titre de séjour demandé, ou un titre équivalent, après la saisine de la juridiction.

Postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet du Val-de-Marne a produit une capture d’écran issue de l’« application de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France » (AGDREF) indiquant qu’une carte de résident valable du 4 août 2025 au 3 août 2035 a été remise au requérant le 8 septembre 2025. La délivrance de ce document, autorisant nécessairement son titulaire à travailler, a eu pour effet de faire perdre au litige son objet. Par suite, les conclusions aux fins d’annulation sont devenues sans objet, il n’y a dès lors plus lieu d’y statuer, et les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte ne peuvent, par voie de conséquence, qu’être rejetées.

Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’État le versement de la somme de 800 euros à M. B... au titre des frais de l’instance non compris dans les dépens.



O R D O N N E :



Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation de la requête de M. B....

Article 2 : L’État versera la somme de 800 euros à M. B... en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet du Val-de-Marne.


Le président de la 2ème chambre,



D. LALANDE
La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,

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