Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun rejette la requête en référé de M. A..., qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rappelle qu'il ne peut prononcer l'annulation d'une décision administrative, rendant les conclusions à fin d'annulation irrecevables. Il estime également que l'injonction sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision contestée sans prévenir un péril grave, et que l'urgence n'est pas établie. La requête est donc rejetée comme manifestement irrecevable et mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 novembre 2024, M. B... A... demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
d’annuler la décision de classement sans suite de sa demande de naturalisation ;
d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de reprendre l’instruction de cette demande dans les meilleurs délais.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M. Zanella, premier conseiller, pour statuer sur les référés présentés sur le fondement des dispositions du livre V du même code.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. » En vertu des dispositions de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction contradictoire ni audience publique lorsque la demande dont il est saisi ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de cette demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.
D’une part, aux termes de l’article L. 511-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais. » Il résulte tant de la mission qui lui est ainsi impartie que des pouvoirs qui lui sont conférés par les dispositions de l’article L. 521-3 du même code que le juge des référés, saisi sur le fondement de ces dispositions, ne saurait, sans excéder sa compétence, prononcer l’annulation d’une décision administrative. Par suite, les conclusions à fin d’annulation présentées par M. A... sont manifestement irrecevables.
D’autre part, le juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, ne saurait faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu’il ne s’agisse de prévenir un péril grave.
La mesure d’injonction sollicitée par M. A... n’aurait ni pour objet, ni pour effet de prévenir un péril grave et ferait obstacle à l’exécution de la décision de classement sans suite de la demande de naturalisation du requérant. Par suite, il apparaît manifeste que celui-ci n’est pas fondé à demander qu’elle soit prescrite. Au surplus, l’intéressé ne fait état d’aucune circonstance de nature à établir l’urgence qu’il y aurait à la prononcer.
Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de rejeter la requête de M. A... suivant la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er :
La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Melun, le 24 octobre 2025.
Le juge des référés,
Signé : P. ZANELLA
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,