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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2414654

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2414654

vendredi 22 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2414654
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSENECHAL

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'une demande en référé visant à enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer une attestation l'autorisant à travailler en tant qu'étranger malade. En cours d'instance, le préfet a délivré l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 19 avril 2025, et Mme B s'est désistée de sa requête. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 22 août 2025.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 novembre 2024, Mme A B, représentée par Me Sénéchal, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'enjoindre à préfet du Val-de-Marne de lui délivrer l'attestation l'autorisant à travailler prévue par l'alinéa 2 de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans un délai de quinze jours à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil, ou à elle-même en cas de rejet de sa demande d'aide juridictionnelle, d'une somme de 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 janvier 2025, le préfet du Val-de-Marne conclut au non-lieu à statuer sur la requête de Mme B. Une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler, valable du 20 janvier 2025 au 19 avril 2025, en qualité d'étranger malade, a été mise sur son compte ANEF, dans l'attente de la décision du collège de médecins de l'OFII.

Par un mémoire enregistré le 23 janvier 2025, Mme B, représentée par Me Sénéchal, déclare se désister de ses demandes.

Par une décision du 19 février 2025, Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par le bureau d'aide juridictionnelle.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".

2. Par son mémoire enregistré le 23 janvier 2025, Mme B déclare se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Copie en sera transmise au préfet du Val-de-Marne.

Fait à Melun, le 22 août 2025.

La juge des référés,

Signé : C. Ledamoisel

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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