Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2415306

jeudi 26 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2415306
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantACTIS AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. B de sa demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de son titre de séjour, le préfet ayant finalement délivré une attestation de prolongation d'instruction. Le juge admet le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamne l'État à verser 700 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 décembre 2024, M. A B, représenté par Me Rosin, doit être regardé comme demandant au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) de suspendre l'exécution de la décision par laquelle le préfet du Val-de-Marne a implicitement rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour présentée le 26 décembre 2023 ;

3°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de lui délivrer à titre provisoire un certificat de résidence algérien d'une durée de validité de dix ans dans le délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 300 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour dans le délai de sept jours à compter de la notification de la présente ordonnance et de le munir d'une attestation de prolongation de sa demande de titre de séjour dans le délai de deux jours sous astreinte de 300 euros par jour de retard jusqu'à ce qu'il soit statué sur sa demande ou jusqu'à l'intervention du jugement au fond ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 3 000 euros à Me Rosin en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, ou, en cas de non-admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 décembre 2024, le préfet du Val-de-Marne fait valoir qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête.

Il fait valoir que M. B se verra délivrer un certificat de résidence valable jusqu'au 15 mars 2024 et qu'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 18 mars 2024 lui a été remise dans l'attente.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Issard, conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties de la date de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique du 26 décembre 2024 à 10h00 :

- le rapport de Mme Issard,

- les observations de Me Kao, représentant le préfet de Val-de-Marne, non présent,

- le requérant n'étant ni présent, ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience à 10h10.

Considérant ce qui suit :

1. Par un mémoire enregistré le 25 décembre 2024, M. B déclare se désister de ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

2. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'admettre M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire et, sous réserve que Me Rosin, avocat de M. B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 700 euros à Me Rosin au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

O R D O N N E :

Article 1er: M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Il est donné acte du désistement de M. B de ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Sous réserve que Me Rosin renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, ce dernier versera une somme de 700 euros à Me Rosin, avocat de M. B, en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, au ministre de l'intérieur et à Me Rosin.

Copie en sera adressée au préfet du Val-de-Marne.

La juge des référés,

C. ISSARDLa greffière,

C. SISTAC

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,