LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2415847

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2415847

mardi 14 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2415847
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCABINET MYRIAM SAIDANE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme A D visant à obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 19 novembre 2024. Cette ordonnance enjoignait au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un document provisoire de séjour, ce qui n'avait pas été fait. Le tribunal a constaté que le préfet avait finalement convoqué l'intéressée le 2 janvier 2025 pour la remise d'un nouveau récépissé, exécutant ainsi la mesure ordonnée. En conséquence, la requête tendant à la modification de l'ordonnance initiale a été rejetée, la situation ayant été régularisée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 20 décembre 2024, M. B A D, représenté par

Me Saidane, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions des articles L. 521-3 et L. 521-4 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne, en application des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative, de lui renouveler de plein droit sa carte de résident dans un délai de sept jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

2°) d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne, en application de ces mêmes articles, de lui délivrer dans cette attente un document provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de 48h à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle indique que, de nationalité tunisienne, elle était titulaire d'une carte de résident dont la dernière était valable jusqu'au 14 mars 2024, qu'elle en a demandé le renouvellement mais qu'elle n'a pas pu se rendre à la convocation de la préfecture en raison de son état de santé, qu'elle a donc déposé une nouvelle demande de renouvellement, qu'elle a eu un récépissé valable jusqu'au

17 juillet 2024, qui n'a pas été renouvelé, qu'une décision implicite de rejet est donc née, dont elle a demandé la communication des motifs le 18 septembre 2024 par une lettre restée sans réponse, qu'elle a formé une requête en annulation le 28 octobre 2024 assortie d'une requête en référé suspension, qu'elle a alors été convoquée le 18 novembre 2024 pour la prise de ses empreintes mais qu'aucun récépissé ne lui a été remis.

Elle soutient que l'ordonnance du 19 novembre 2024 n'a pas été exécutée par le préfet du Val-de-Marne et elle se retrouve en situation irrégulière et qu'il y a donc lieu de modifier les termes de l'ordonnance du 19 novembre 2024 pour assortir les mesures d'exécution d'une astreinte.

Par un mémoire en défense enregistré le 3 janvier 2025, le préfet du Val-de-Marne, représenté par Me Termeau, conclut au rejet de la requête, l'intéressée ayant été convoquée le

2 janvier 2025 en vue du renouvellement de son récépissé.

Par un mémoire en réplique enregistré le 7 janvier 2024, M. B A D, représenté par Me Saidane, conclut aux mêmes fins.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- l'ordonnance du juge des référés du présent tribunal en date 19 novembre 2024 (requête

n° 2413368) ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Après avoir, au cours de l'audience du 7 janvier 2025, tenue en présence de Mme Aubret, greffière d'audience, présenté son rapport en l'absence de la requérante et entendu les observations de Me El Assaad, représentant le préfet du Val-de-Marne qui maintient ses conclusions.

Considérant ce qui suit :

1. Par une ordonnance du 19 novembre 2024, le juge des référés du présent tribunal a, d'une part, suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé pendant quatre mois par la préfète du Val-de-Marne sur la demande de renouvellement de sa carte de résident déposée le 18 avril 2024 par Mme A D, ressortissante tunisienne née le 1er juin 1962 à Zarzis, présente en France depuis le 14 décembre 1987, d'autre part, enjoint au préfet du Val-de-Marne de statuer à nouveau après nouvelle instruction sur cette demande de renouvellement de carte de résident dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance et, en attendant, de munir l'intéressée d'un document provisoire de séjour autorisant l'exercice d'une activité professionnelle dans un délai de sept jours à compter de la même date et enfin, de verser à l'intéressée la somme de 1 200 euros à Mme A D au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans le cadre de l'instruction de cette requête, le 14 novembre 2024, la préfète du Val-de-Marne avait convoqué l'intéressée pour le 18 novembre 2024 afin de procéder à la prise de ses empreintes nécessaires au lancement de la fabrication de son titre de séjour. Toutefois, aucune attestation ni récépissé ne lui a été délivré pour permettre pour régulariser sa situation administrative. Le préfet du Val-de-Marne n'a donc pas exécuté cette ordonnance. Par une requête, présentée le 20 décembre 2024, qui doit être regardée comme présentée sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, Mme A D sollicite du juge des référés qu'il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne notamment de lui délivrer un titre provisoire de séjour. Postérieurement à sa requête, le préfet du Val-de-Marne a convoqué Mme A D le

2 janvier 2025 en vue de la remise d'un nouveau récépissé.

Sur les conclusions sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative :

2. Aux termes d'une part de l'article L. 521-4 du code de justice administrative : " Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin ".

3. Aux termes de l'article L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve de l'absence de menace grave pour l'ordre public, de l'établissement de la résidence habituelle de l'étranger en France et des articles L. 411-5 et L. 432-3, une carte de résident est renouvelable de plein droit ".

4. Ainsi qu'il l'a été dit au point 1, le préfet du Val-de-Marne a convoqué Mme A D le 2 janvier 2025 pour lui délivrer un nouveau récépissé de demande de titre de séjour. Il indique par ailleurs avoir remis en fabrication la nouvelle carte de résident de l'intéressée, qui sera valable jusqu'au 14 mars 2034.

5. Dans ces conditions, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme A D présentées sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative.

Sur les frais du litige :

6. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat (préfet du Val-de-Marne) une somme de 1 000 euros à verser à Mme A D en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme A D présentées sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative.

Article 2 : L'Etat (préfet du Val-de-Marne) versera une somme de 1 000 euros Mme A D en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A D et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet du Val-de-Marne.

Le juge des référés,La greffière,

C : M. AymardC : S. Aubret

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions