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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2500055

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2500055

vendredi 10 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2500055
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantACTIS AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante chinoise d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. La préfète du Val-de-Marne ayant convoqué l'intéressée postérieurement à l'introduction de la requête, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Les conclusions accessoires tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 3 janvier 2025, Madame C A épouse B, représentée par Me Dieng, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un rendez-vous, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, afin qu'elle puisse déposer une demande de titre de séjour ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat (préfet du Val-de-Marne) la somme de 1000 euros au titre de l'article L 761-1 du Code de justice administrative.

Elle soutient que, de nationalité chinoise, elle est entrée en France en 2019, qu'elle a épousé un compatriote le 29 juin 2021 titulaire d'une carte de résident, qu'il ont eu un enfant, qu'elle a souhaité déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour et a donc sollicité un rendez-vous en préfecture du Val-de-Marne mais que cela s'est avéré impossible, la préfecture ne répondant à aucun de ses demandes, que la condition d'urgence est satisfaite car elle est maintenue en situation irrégulière alors qu'elle pouvoir être autorisée à travailler, et que la mesure sollicitée est utile et ne fait obstacle à aucune décision administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 9 janvier 2025, la préfète du Val-de-Marne, représentée par Me Termeau, conclut au non-lieu à statuer, l'intéressée étant convoquée le 21 janvier 2025 en préfecture pour le dépôt de sa demande.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Madame C A, ressortissante chinoise née le 20 février 1992 dans la province du Zhejiang, a épousé en mairie d'Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), le 28 juin 2021, un compatriote, titulaire d'une carte de résident. Le couple a un enfant né en mars 2021. A compter du 12 novembre 2024, elle a souhaité déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour et a sollicité de la préfète du Val-de-Marne un rendez-vous à cette fin. Les diverses demandes faites auprès de la préfecture du Val-de-Marne étant restées sans réponse, par sa requête enregistrée le 3 janvier 2025, elle demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une convocation afin qu'elle puisse déposer sa demande de titre de séjour. Postérieurement à sa requête, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l'intéressée pour le 21 janvier 2025 pour le dépôt de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour.

Sur les conclusions sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence, et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

3. Ainsi qu'il l'a été dit au point 1, la préfète du Val-de-Marne a convoqué Madame A le 21 janvier 2025 pour le dépôt de sa demande de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Dans ces conditions, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de sa requête présentée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Sur les frais liés au litige :

4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat (préfet du Val-de-Marne) une somme à verser à Madame A en application de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Madame A présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Article 2 : Le surplus de la requête de Madame A est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Madame C A et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Copie en sera communiquée au préfet du Val-de-Marne.

Le juge des référés,

Signé : M. Aymard

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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