mercredi 26 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2501191 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | ACTIS AVOCATS |
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Par une requête enregistrée le 27 janvier 2025 sous le n° 2501197, M. A C a demandé l'annulation de la décision contestée.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Après avoir, au cours de l'audience du 6 février 2025, tenue en présence de
Mme Dusautois, greffière d'audience, présenté son rapport, et entendu les observations de
Me Kao, représentant le préfet du Val-de-Marne.
Le requérant, dûment convoqué, n'était ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, ressortissant guinéen né le 1er mars 1983 à Touba Gaoual, a été titulaire en dernier lieu d'une carte de séjour pluriannuelle de deux ans, délivrée par la préfète du
Val-de-Marne et valable jusqu'au 12 mars 2024, en sa qualité de père de trois enfants de nationalité française. Il en a demandé le renouvellement sur la plateforme de l'Administration numérique pour les étrangers en France le 28 décembre 2023.Une attestation de prolongation d'instruction a été mise à sa disposition le 18 mars 2024, valable trois mois, qui a été renouvelée les 17 juin 2024, pour
trois mois, 14 octobre 2024, pour un seul mois et 21 janvier 2025, pour trois autres mois. Il a donc été en situation irrégulière du 17 septembre au 13 octobre 2024 et du 14 novembre 2024 au
20 janvier 2025. Il a donc considéré s'être vu opposer une décision implicite de rejet à sa demande de renouvellement de son titre de séjour, dont il a demandé l'annulation par une requête enregistrée le 27 janvier 2025. Par une requête du même jour, il sollicite du juge des référés, la suspension de son exécution.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'admettre le requérant, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
4. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
5. Aux termes de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le dépôt d'une demande présentée au moyen du téléservice mentionné à l'article R. 431-2 donne lieu à la délivrance immédiate d'une attestation dématérialisée de dépôt en ligne. Ce document ne justifie pas de la régularité du séjour de son titulaire. Lorsque l'instruction d'une demande complète et déposée dans le respect des délais mentionnés à l'article R. 431-5 se poursuit au-delà de la date de validité du document de séjour détenu, le préfet est tenu de mettre à la disposition du demandeur via le téléservice mentionné au premier alinéa une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande dont la durée de validité ne peut être supérieure à trois mois. Ce document, accompagné du document de séjour expiré, lui permet de justifier de la régularité de son séjour pendant la durée qu'il précise. Lorsque l'instruction se prolonge, en raison de circonstances particulières, au-delà de la date d'expiration de l'attestation, celle-ci est renouvelée aussi longtemps que le préfet n'a pas statué sur la demande. (.) ".
6. Il ressort des pièces du dossier que M. A C s'est vu délivrer par le préfet du
Val-de-Marne, le 21 janvier 2025, une attestation de prolongation d'instruction valable trois mois. Dans ces conditions, l'instruction de sa demande devant être réputée comme se prolongeant, en application des dispositions rappelées au point précédent, et l'intéressé étant ainsi en mesure de justifier de la régularité de son séjour jusqu'au 20 avril 2025, il n'y a donc pas lieu de statuer sur les conditions de sa requête présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Sur les frais du litige :
7. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat (préfet du Val-de-Marne) une somme à verser à M. A C ou à son conseil sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :
Article 1er : M. A C n'est pas admis à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conditions de la requête de M. A C présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions de M. A C sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A C et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.
Copie sera adressée au préfet du Val-de-Marne.
Le juge des référés,
Signé : M. AymardLa greffière,
Signé : O. Dusautois
La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026