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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2501647

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2501647

lundi 25 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2501647
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantPAPINOT

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme irrecevable la requête de M. B, qui contestait le refus implicite du préfet du Val-de-Marne de lui délivrer une convocation pour déposer une demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé qu'en l'absence de texte fixant un délai pour répondre à une telle demande, le silence de l'administration ne fait pas naître de décision implicite susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 février 2025, M. A B, représenté par Me Papinot, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 30 janvier 2025 par laquelle préfet du Val-de-Marne a implicitement refusé de lui délivrer une convocation pour déposer sa demande de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer une convocation pour enregistrer sa demande ou à défaut, de réexaminer sa situation administrative dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision à intervenir et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans le délai de deux mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / () / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. En l'absence de disposition législative ou réglementaire, ou de principe fixant un délai déterminé dans lequel l'autorité administrative serait tenue de recevoir un étranger ayant demandé à se présenter en préfecture pour y déposer sa demande de titre de séjour, le silence gardé par l'administration sur une demande de rendez-vous afin de déposer une demande de titre de séjour n'a pas pour effet de faire naître une décision. Il appartient à l'étranger, qui a le droit de voir sa situation examinée dans un délai raisonnable, de saisir, s'il s'y croit fondé, le juge des référés d'une demande tendant à ce que soit ordonnée toute mesure qu'il estime utile pour l'obtention d'un rendez-vous dans un délai raisonnable.

3. Dans ces conditions, les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B contre une décision implicite inexistante sont dépourvues d'objet et, par suite, irrecevables. Il y a en conséquence lieu de rejeter la requête de M. B, en toutes ses conclusions, en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B et au préfet du Val-de-Marne.

Fait à Melun, le 25 août 2025.

La présidente

C. LEDAMOISEL

La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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