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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2502728

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2502728

vendredi 7 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2502728
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantHARIR

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du préfet du Val-de-Marne de renouveler son visa long séjour valant titre de séjour et de lui accorder un titre « vie privée et familiale ». En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressée une carte de résident valable dix ans, ce qui a rendu sans objet les conclusions en annulation. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions et a rejeté le surplus des demandes, notamment celles relatives aux frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête enregistrée le 25 février 2025, Mme A... C... B..., représentée par Me Harir, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 16 janvier 2025 par laquelle le préfet du Val-de-Marne a rejeté sa demande tendant au renouvellement de son visa long séjour valant titre de séjour et à son changement de statut vers un titre de séjour « vie privée et familiale » en qualité d’ascendant à charge d’un ressortissant de nationalité française ou de son conjoint ;

2°) d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne, à titre principal, de lui délivrer le titre de séjour qu’elle a sollicité, dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne, à titre subsidiaire, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » en application des dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

4°) d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne, à titre infiniment subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui délivrer, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour ;

5°) de mettre à la charge de l’État le versement à son égard de la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


La requête et les pièces ont été communiquées au préfet du Val-de-Marne, qui a produit une capture d’écran issue de l’« application de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France » (AGDREF).


Vu les autres pièces du dossier.


Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 3Constater qu’il n’y a pas lieu à statuer sur une requête (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».

Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l’annulation d’une décision refusant un titre de séjour lorsque l’autorité administrative a délivré le titre de séjour demandé, ou un titre équivalent, après la saisine de la juridiction.

Postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet du Val-de-Marne a produit une capture d’écran issue de l’« application de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France » (AGDREF) indiquant qu’une carte de résident valable du 26 juin 2024 au 25 juin 2034 a été remise à la requérante le 29 avril 2025. La délivrance de ce document a eu pour effet de faire perdre au litige son objet. Par suite, les conclusions aux fins d’annulation sont devenues sans objet, il n’y a dès lors plus lieu d’y statuer, et les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte ne peuvent, par voie de conséquence, qu’être rejetées.

Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’État le versement de la somme demandée par Mme B... au titre des frais de l’instance non compris dans les dépens.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation de la requête de Mme B....

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C... B... et au préfet du Val-de-Marne.

Le président de la 2ème chambre,



D. LALANDE
La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,

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