Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A..., une enseignante du lycée de Garges-lès-Gonesse, qui sollicitait un soutien juridique et une assistance pour déposer plainte concernant des difficultés avec un élève et son administration. La juridiction a constaté que la requête ne formulait aucune conclusion recevable (annulation, réformation ou indemnité) et ne contestait pas une décision administrative clairement identifiée, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de l'affaire par ordonnance, sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 351-4 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 mars 2025, Mme B... A... expose au tribunal les problèmes rencontrés dans l’exercice de ses fonctions au sein du lycée technologique et général de Garges-lès-Gonesse avec un élève et son administration, et demande un soutien et une assistance juridique avant de déposer plainte.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
En vertu des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les présidents de tribunal administratif peuvent rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser.
Aux termes de l’article R. 351-4 du code de justice administrative : « Lorsque tout ou partie des conclusions dont est saisi un tribunal administratif, une cour administrative d'appel ou le Conseil d’Etat relève de la compétence d’une de ces juridictions administratives, le tribunal administratif, la cour administrative d'appel ou le Conseil d'Etat, selon le cas, est compétent, nonobstant les règles de répartition des compétences entre juridictions administratives, pour rejeter les conclusions entachées d’une irrecevabilité manifeste insusceptible d’être couverte en cours d’instance, pour constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur tout ou partie des conclusions ou pour rejeter la requête en se fondant sur l’irrecevabilité manifeste de la demande de première instance. ».
Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. (…) ». Aux termes de l’article R. 421-1 de ce code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. (…). Il résulte de ces dispositions que pour être recevable devant le juge administratif, une requête doit être dirigée contre une décision administrative clairement identifiée et contenir l’exposé de conclusions tendant soit à son annulation ou à sa réformation, soit à la condamnation au versement d’une indemnité lorsque la responsabilité de l’administration est engagée.
En l’espèce, la requête présentée par Mme A..., dont les destinataires sont également le syndicat et le rectorat, ne formule aucune conclusion susceptible d’être accueillie par le juge administratif. Dès lors, la requête de Mme A... est entachée d’une irrecevabilité manifeste. Il y a lieu de la rejeter par application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative et de celles de l’article R. 351-4 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au recteur de l'académie de Créteil.
Fait à Melun, le 3 octobre 2025.
La présidente,
Signé : C. LEDAMOISEL
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,