Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 5 mars 2023 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas indiqué d’adresse dans sa requête, ce qui rendait impossible la communication de la procédure. En application des articles L. 555-1, L. 921-1 et R. 922-27 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il a prononcé un non-lieu à statuer. L’ordonnance conclut qu’il n’y a pas lieu de statuer sur la requête.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 mars 2025, M. B... A... doit être entendu comme demandant au tribunal d’annuler la décision du 5 mars 2023 par laquelle l’Office français de l’immigration et de l’intégration lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d’accueil.
Vu :
la décision attaquée ;
les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Letort, première conseillère faisant fonctions de présidente de la 12ème chambre, pour prendre les ordonnances sur le fondement des dispositions de l’article R. 351-3 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
D’une part, aux termes de l’article L. 555-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Les décisions qui refusent, totalement ou partiellement, au demandeur d'asile le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ou qui y mettent fin, totalement ou partiellement, peuvent être contestées devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 921-1 ». Selon l’article L. 921-1 de ce code : « Lorsqu'une disposition du présent code prévoit qu'une décision peut être contestée selon la procédure prévue au présent article, le tribunal administratif peut être saisi dans le délai de sept jours à compter de la notification de la décision. Sous réserve de l'article L. 921-4, il statue dans un délai de quinze jours à compter de l'introduction du recours ». L’article R. 922-1 du même code dispose que : « En application de l'article R. 312-1 du code de justice administrative et sous réserve des exceptions prévues par la présente section, le tribunal administratif territorialement compétent est celui dans le ressort duquel l'autorité qui a pris la ou les décisions attaquées a son siège ».
D’autre part, aux termes de l’article R. 922-27 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Le jugement est rendu, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet. Les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du code de justice administrative à la formation de jugement ou à son président sont exercées par ce magistrat. Il peut, par ordonnance : (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours. (…) ».
Il ressort des pièces du dossier que le requérant n’a indiqué dans sa requête aucune adresse à laquelle pouvait lui être communiquée la procédure. Par suite, il n’y a pas lieu de statuer sur sa requête.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la requête de M. A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et à l’Office français de l’immigration et de l’intégration.
La première conseillère faisant fonctions de présidente,
Signé : C. Letort
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,