LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2504480

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2504480

vendredi 18 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2504480
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne suspendant son permis de conduire pour six mois à la suite d'un excès de vitesse supérieur à 40 km/h. Le juge a considéré que les moyens invoqués par le requérant, tirés de son besoin impératif du permis pour son travail et de son absence d'antécédents, étaient inopérants pour apprécier la légalité de la décision. La demande d'allègement de la suspension a été jugée irrecevable, car il n'appartient pas au juge administratif de moduler une peine. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de la route relatives aux suspensions de permis.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 31 mars 2025 sous le n° 2504480, M. A B demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 17 mars 2025 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de six mois, suite à un excès de vitesse supérieur à 40 km/h commis le 16 mars 2025 à 2 heures 10 sur la commune de Fontainebleau ;

2°) d'alléger la durée de la suspension de son permis de conduire ou d'assortir celle-ci d'un aménagement de peine.

M. B soutient que :

- il disposait de tous ses points et n'avait jamais commis d'autre infraction routière ;

- il commence ses journées de travail à 6 heures et les termine à 19 heures ; il a donc impérativement besoin de son permis pour travailler ;

- son activité professionnelle ne pouvant se faire qu'en véhicule, la suspension litigieuse risque de l'empêcher de travailler.

Vu :

- l'arrêté préfectoral litigieux du 17 mars 2025 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les présidents de formation de jugement des tribunaux peuvent, par ordonnance : " 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. "

2. M. A B, né le 9 septembre 2003, a fait l'objet le 17 mars 2025 d'un arrêté par lequel le préfet de Seine-et-Marne a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de six mois, suite à un excès de vitesse supérieur à 40 km/h commis le 16 mars 2025 à 2 heures 10 sur la commune de Fontainebleau. Par la requête susvisée, M. B doit être regardé comme demandant d'annuler cet arrêté préfectoral.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. Au soutien de ses conclusions à fin d'annulation, M. B se contente de soutenir qu'avant l'infraction du 16 mars 2025, il disposait de tous ses points et n'avait jamais commis d'autre infraction routière, qu'il commence ses journées de travail à 6 heures et les termine à 19 heures ; il a donc impérativement besoin de son permis pour travailler et que son activité professionnelle ne pouvant se faire qu'en véhicule, la suspension litigieuse risque de l'empêcher de travailler. Il sollicite donc l'indulgence du tribunal. Toutefois, aucun de ces moyens, pour regrettables qu'ils soient, ont une incidence sur la légalité de l'arrêté préfectoral de suspension du permis de conduire de M. B pour six mois

4. Dans ces conditions, les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté litigieux du 17 mars 2025, qui ne sont assorties que de moyens inopérants, peuvent être rejetées par ordonnance en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Sur les autres conclusions de la requête :

5. M. B demande également au tribunal de faire preuve de bienveillance à son égard et d'alléger la durée de la suspension de son permis de conduire ou d'assortir celle-ci d'un aménagement de peine. Toutefois, il n'entre pas dans le pouvoir du juge administratif, juge de la légalité, de procéder à de telles mesures. Par suite, de telles conclusions, manifestement irrecevables, peuvent être rejetées par ordonnance en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

6. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée en toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet de Seine-et-Marne.

Fait à Melun le 18 mai 2025.

Le président

C. Freydefont

La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions