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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2504598

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2504598

mardi 24 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2504598
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Sujet principal : Demande de suspension d'une décision préfectorale autorisant l'expulsion d'une personne de son logement. Juridiction : Tribunal administratif de Melun (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête en référé-suspension, car la demande est jugée manifestement irrecevable. Textes appliqués : Articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que l'article R. 411-1 du même code. Le juge constate que la requête ne contient aucun exposé des moyens, ce qui la rend irrecevable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 avril 2025, Mme B... A... demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision du 26 novembre 2024 par laquelle le préfet du
Val-de-Marne a autorisé le concours de la force publique pour procéder à son expulsion du logement situé 3 allée du parc à Gentilly.

Vu :
- la requête n° 2504569 tendant à l’annulation de la décision dont la suspension de l’exécution est demandée ;
- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M. Duhamel, premier conseiller, pour statuer sur les référés présentés sur le fondement des dispositions du livre V du même code.

Considérant ce qui suit :


Aux termes du premier alinéa de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ». En vertu des dispositions de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction contradictoire ni audience publique lorsque la demande dont il est saisi ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de cette demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.

Aux termes de l’article R.411-1 : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. (…) ».
En l’espèce, la requête de Mme A... ne contient l’exposé d’aucun moyen. Par suite, les conclusions à fin de suspension sont manifestement irrecevables.
Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de rejeter la requête de Mme A... suivant la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :
Article 1er :
La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Melun, le 24 février 2026.
Le juge des référés,
Signé : B. DUHAMEL
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,


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