vendredi 5 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2504733 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | ORHANT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 4 et le 14 avril 2025,
M. A B, représenté par Me Orhant, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de procéder à la délivrance de sa carte de résident en qualité de réfugié ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition tenant à l'urgence est remplie dès lors que son employeur et la sécurité sociale lui demandent de justifier de son titre de séjour, et qu'il se trouve maintenu dans l'impossibilité de voyager ;
- il n'est pas en mesure de présenter une demande de changement d'adresse sur la plateforme ANEF, à laquelle il ne peut pas accéder, et justifie avoir adressé sa demande par courrier ;
- la mesure sollicitée est utile, elle ne fait pas l'objet de contestation sérieuse et ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 avril 2025, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- M. B ne démontre pas l'urgence de sa demande alors qu'il n'a jamais saisi les services de la préfecture de Seine-et-Marne, et que son dossier est toujours ouvert auprès de ceux de la préfecture du Val-de-Marne ;
- le courriel produit par la requête est un échange avec les services de la direction nationale des étrangers en France du ministère de l'intérieur ;
- la mesure sollicitée n'est pas utile et fait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, à défaut pour M. B d'avoir effectué de déclaration de changement d'adresse ou d'avoir présenté une demande de carte de résident auprès de ses services.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Letort, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référés, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".
2. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.
3. M. B, ressortissant irakien né le 20 février 1988, entré le 19 février 2019 sur le territoire français, s'est vu reconnaître la qualité de réfugié par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 24 mars 2022. Le 19 septembre 2022, le requérant a saisi les services de la préfecture de police d'une demande de délivrance de carte de résident en cette qualité. Une décision favorable à cette demande a été prise le 25 novembre suivant, et le requérant indique avoir demandé le transfert de son dossier administratif auprès de la préfecture de Seine-et-Marne, le 15 décembre 2022. M. B demande, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet de Seine-et-Marne de lui remettre la carte de résident dont la délivrance lui avait été annoncée.
4. Toutefois, le préfet de Seine-et-Marne fait valoir que M. B n'a effectué aucune démarche auprès de ses services. Si le justificatif d'abonnement TotalEnergies produit atteste de la domiciliation du requérant dans le département de Seine-et-Marne depuis le
6 juillet 2024, les pièces fournies par la requête ne permettent pas de tenir pour établies les démarches que M. B allègue avoir engagées en décembre 2022 auprès des services de cette préfecture. A l'inverse, il ressort des échanges intervenus entre le requérant et la délégation à l'immigration du ministère de l'intérieur comme de l'extrait AGDREF produit en défense que cette demande de transfert a été effectuée auprès des services de la préfecture du Val-de-Marne. M. B ne contredit pas utilement ces éléments de fait en se bornant à produire un simple ticket de suivi émis par La Poste le 21 août 2024, sans identification du destinataire du courrier ainsi pris en charge. Au regard de telles circonstances, la condition tenant à l'urgence ne saurait être regardée comme satisfaite.
5. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. B sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative doivent être rejetées. Doivent également être rejetées, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire et d'injonction, ainsi que celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête présentée par M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de Seine-et-Marne.
La juge des référés,
Signé : C. Letort
La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026