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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2504848

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2504848

jeudi 25 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2504848
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCAMUS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Val-de-Marne de lui délivrer une carte de séjour temporaire « vie privée et familiale ». Après l’introduction de la requête, le préfet a remis à M. A le titre de séjour demandé. Le tribunal constate que la requête est devenue sans objet et qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État est condamné à verser 1 000 euros à M. A.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 avril 2025, M. B A, représenté par Me Camus, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Val-de-Marne sur la demande déposée le 27 juin 2024 tendant à la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ;

2°) d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer le titre demandé dans un délai d'un mois et sous une astreinte de 150 euros par jour de retard, ou à défaut, de réexaminer sa situation et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travail, dans un délai d'un mois et sous une astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 () ".

2. Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation d'une décision refusant un titre de séjour lorsque l'autorité administrative a délivré le titre de séjour demandé, ou un titre équivalent, après la saisine de la juridiction.

3. Il ressort des pièces du dossier que, le 11 avril 2025, le préfet du Val-de-Marne a remis à M. A une carte de séjour temporaire valable du 6 janvier 2025 au 5 janvier 2026. M. A ne conteste pas que le titre remis correspond au titre demandé ou qu'il en est l'équivalent. Par suite, la requête de M. A est devenue sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le paiement d'une somme de 1000 euros à M. A en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête à fin d'annulation et d'injonction.

Article 2 : L'Etat versera la somme de 1000 euros à M. A en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A et au préfet du Val-de-Marne.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.

Fait à Melun, le 25 septembre 2025.

Le président de la 8ème chambre,

X. POTTIER

La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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