Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C... B... qui demandait l'attribution d'un logement au titre du droit au logement opposable (DALO). Le juge a constaté que le tribunal avait déjà ordonné au préfet du Val-de-Marne d'assurer le logement du requérant par une ordonnance du 22 juillet 2025. Cette nouvelle demande était donc manifestement irrecevable en raison de l'autorité de la chose jugée. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 avril 2025, M. A... C... B... demande au tribunal d’ordonner à l’Etat de lui attribuer un logement tenant compte de ses besoins et capacités en application du I de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.
Vu :
- l’ordonnance n°2505323 du tribunal administratif de Melun en date du 22 juillet 2025 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Vu, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. D... premier vice-président, pour statuer sur les litiges visés à cet article.
Considérant ce qui suit :
1. Il résulte des termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative que : « Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours, le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance: /(…) ; 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; /(…). ».
2. Par une ordonnance en date du 22 juillet 2025, le tribunal a déjà ordonné au préfet du Val-de-Marne d’assurer le logement de M. C... B... en application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Par suite, la requête de M. C... B... est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application des dispositions précitées de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. C... B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C... B....
Le premier vice-président,
O. D...
La République mande et ordonne à la ministre chargée du logement en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier,