Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... B... dirigée contre la décision implicite de rejet de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. La requérante n’a pas justifié de l’existence de cette décision, se bornant à produire un courriel de demande de rendez-vous et son accusé de réception. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté l’absence de décision préalable, rendant le recours irrecevable.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 avril 2025, Mme C... A... B..., représentée par Me Legrand, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet du Val-de-Marne a rejeté sa demande d’admission exceptionnelle au séjour ;
2°) d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « salarié » dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
D’une part, aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
D’autre part, aux termes de l’article R. 421-1 du même code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision (…) ».
Par la présente requête, Mme A... B... demande l’annulation de la décision par laquelle le préfet du Val-de-Marne aurait rejeté sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. Toutefois, en se bornant à verser au dossier le courriel qu’elle a adressé aux services de la préfecture le 9 janvier 2024 en vue de l’obtention d’un rendez-vous pour le dépôt de sa demande, ainsi que l’accusé réception de ce courriel, elle ne justifie pas de l’existence de ladite décision. La requête de Mme A... B... est dès lors irrecevable et ne peut qu’être rejetée.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme A... B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... A... B... et au préfet du Val-de-Marne.
Fait à Melun, le 1er octobre 2025.
Le président de la 3ème chambre
N. Le Broussois
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,