Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B..., qui demandait d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne d'effacer son signalement aux fins de non-admission dans le système Schengen. Le juge a rappelé qu'il n'appartient pas au juge administratif d'adresser des injonctions à l'administration ou de se substituer à elle, en dehors des cas prévus par le code de justice administrative. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, faute de conclusions recevables.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 avril 2025, M. A... B..., représenté par Me Ahmad, demande au tribunal d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne d’effacer son signalement aux fins de non-admission dans le système Schengen.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ». Aux termes de l’article R. 421-1 même code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée (...) ». Et aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. / L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours. ».
M. B... se borne à demander au tribunal d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne d’effacer son signalement aux fins de non-admission dans le système Schengen. Or en dehors des hypothèses prévues par le code de justice administrative, et dont ne relève pas la requête, il n’appartient pas au juge administratif ni de donner des injonctions à l’administration ni de faire lui-même œuvre d’administrateur en se substituant à l’administration.
Il s’ensuit que la requête de M. B... est entachée d’une irrecevabilité manifeste et qu’il y a lieu, dès lors, de la rejeter par application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Melun, le 17 octobre 2025.
La présidente,
Signé : C. LEDAMOISEL
La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,