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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2506342

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2506342

mercredi 31 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2506342
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantROSIN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de Seine-et-Marne de renouveler son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressée une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu’en 2026. Le tribunal a constaté que cette délivrance rendait le litige sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation, rejetant par conséquent les demandes d’injonction et d’astreinte. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête enregistrée le 7 mai 2025, Mme A... B..., représentée par Me Rosin, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour ;

2°) à titre principal, d’enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle de deux ans portant la mention « vie privée et familiale », dans un délai de quinze jours et sous astreinte de 300 euros par jour de retard ainsi que, dans l’attente de la remise de ce titre, un document provisoire de séjour assorti d’une autorisation de travail dans un délai de vingt-quatre heures, sous la même condition d’astreinte ;

3°) à titre subsidiaire, d’enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de réexaminer sa demande dans un délai de sept jours et de la munir d’une autorisation provisoire de séjour assortie d’une autorisation de travail le temps de ce réexamen, dans un délai de 24 heures, sous astreinte de
300 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l’État le versement à son égard de la somme de 2 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire en défense enregistré le 21 juillet 2025, le préfet de Seine-et-Marne conclut à ce que le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation, d’injonction et d’astreinte et rejette les conclusions relatives aux frais de l’instance.


Vu les autres pièces du dossier.


Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 3Constater qu’il n’y a pas lieu à statuer sur une requête (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».

Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l’annulation d’une décision refusant un titre de séjour lorsque l’autorité administrative a délivré le titre de séjour demandé, ou un titre équivalent, après la saisine de la juridiction.

Postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet de Seine-et-Marne a produit une capture d’écran issue de l’« application de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France » (AGDREF) indiquant qu’une carte de séjour pluriannuelle valable du 13 décembre 2024 au 12 décembre 2026 a été délivrée à la requérante le 31 juillet 2025. La délivrance de ce document a eu pour effet de faire perdre au litige son objet. Par suite, les conclusions aux fins d’annulation sont devenues sans objet, il n’y a dès lors plus lieu d’y statuer, et les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte ne peuvent, par voie de conséquence, qu’être rejetées.

Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’État la somme demandée sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :



Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation de la requête de Mme B....

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au préfet de Seine-et-Marne.


Le président de la 2ème chambre,


D. LALANDE
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,

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