Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. C... A... dirigée contre un arrêté préfectoral du 28 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. La requête, enregistrée le 9 mai 2025, était tardive car introduite au-delà du délai de quarante-huit heures prévu par le II de l’article R. 776-2 du code de justice administrative, applicable en cas de notification par voie administrative. Le tribunal a fait application du 4° de l’article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans invitation à régulariser.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 mai 2025, M. B... C... A... demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 28 avril 2024 par lequel le préfet du Val-de-Marne l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d’office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
En vertu des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les présidents de tribunal administratif peuvent rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser.
Aux termes du II de l’article R. 776-2 alors en vigueur du code de justice administrative : « Conformément aux dispositions de l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la notification par voie administrative d'une obligation de quitter sans délai le territoire français fait courir un délai de quarante-huit heures pour contester cette obligation et les décisions relatives au séjour, à la suppression du délai de départ volontaire, au pays de renvoi et à l'interdiction de retour ou à l'interdiction de circulation notifiées simultanément ».
Il ressort des pièces du dossier que M. C... A... a reçu notification par voie administrative de l’arrêté attaqué le 28 avril 2024 à 15H45. Cet arrêté mentionnait les voies et délais de recours. Or, la requête de M. C... A... n’a été enregistrée que le 9 mai 2025. Dès lors, le délai de quarante-huit heures dont il disposait pour saisir le tribunal d’un recours, conformément aux dispositions du II de l’article R. 776-2 du code de justice administrative précitées, était expiré. La requête est donc tardive. Pour cette raison, la requête de M. C... A... est manifestement irrecevable et il y a lieu de la rejeter par application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C... A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... C... A....
Fait à Melun, le 17 octobre 2025.
La présidente,
Signé : C. LEDAMOISEL
La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,