LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2507696

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2507696

jeudi 19 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2507696
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. B A de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction, après que le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a retiré sa décision de refus de renouvellement de carte professionnelle et délivré la carte en cours d’instance. Le requérant contestait ce refus, invoquant notamment l’urgence liée à la perte de son emploi et des moyens tirés de la méconnaissance du contradictoire et de l’erreur de droit au regard de l’article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a condamné le CNAPS à verser 1 500 euros à M. B A au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 juin 2025, M. C B A, représenté par

Me Chavkhalov, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article

L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la décision du 13 mai 2025 par laquelle le directeur du conseil national des activités privées de sécurité a rejeté sa demande de renouvellement de carte professionnelle ;

2°) d'enjoindre au directeur du conseil national des activités privées de sécurité de renouveler cette carte professionnelle, ou subsidiairement de lui délivrer une autorisation provisoire d'exercice, dans le délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge du conseil national des activités privées de sécurité une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors que la décision en litige l'expose au risque de perdre son emploi d'agent de sécurité privée au sein de la société Continentale Protection Services, alors que son salaire constitue son unique source de revenus pour assurer la charge d'une famille composée de sept personnes ;

- la décision en litige a été prise en méconnaissance du principe du contradictoire, à défaut de faire référence à ses observations et d'avoir tenu compte du fait qu'il conteste la matérialité des faits de violence qui lui sont reprochés ;

- il n'est pas justifié de l'habilitation des agents du conseil national des activités privées de sécurité ayant accédé aux informations personnelles le concernant ;

- il n'est pas établi que les agents du conseil national des activités privées de sécurité auraient reçu une autorisation du ministère public pour consulter les décisions inscrites au traitement des antécédents judiciaires le concernant ;

- la décision litigieuse est entachée d'une inexactitude matérielle des faits et d'une erreur de droit au regard de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, alors qu'il conteste formellement les faits de violence qui auraient été commis dans le cadre conjugal ou assimilé le 2 juillet 2021, pour lesquels un classement sans suite est intervenu.

La requête a été communiquée le 6 juin 2025 au conseil national des activités de sécurité privée, qui a produit des pièces, enregistrées le 13 juin 2025.

Par un mémoire complémentaire, enregistré le 17 juin 2025 à 08h52, M. B A déclare se désister de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, et maintenir celles fondées sur les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que postérieurement à l'enregistrement de sa requête, le conseil national des activités privées de sécurité a retiré la décision en litige et lui a délivré une carte professionnelle.

Vu :

- la requête enregistrée le 4 juin 2025 sous le n° 2507743 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de procédure pénale ;

- le code de la sécurité intérieure ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Letort, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référés.

Au cours de l'audience publique tenue le 17 juin 2025 à 14h00, Mme Letort a lu son rapport.

Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".

2. M. B A, titulaire d'une carte professionnelle délivrée le 10 juin 2020, a saisi le conseil national des activités privées de sécurité d'une demande de renouvellement de cette carte, le 10 mars 2025. Par une décision du 13 mai 2025, le conseil national des activités privées de sécurité a rejeté cette demande. M. B A demande, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de cette décision.

3. Toutefois, par un mémoire complémentaire, M. B A a déclaré qu'en conséquence de la délivrance d'une nouvelle carte professionnelle, intervenue en cours d'instance, il se désiste de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Sur les frais de justice :

4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du conseil national des activités privées de sécurité une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions présentées par M. B A aux fins de suspension et d'injonction.

Article 2 : Le conseil national des activités privées de sécurité versera à M. B A une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B A et au conseil national des activités privées de sécurité.

La juge des référés,

Signé : C. LetortLa greffière,

Signé : S. Aubret

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous huissiers à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions