lundi 16 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2508270 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | ACTIS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 15 juin 2025, M. A B demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé provisoire de demande de renouvellement de titre de séjour dans un délai de 48 heures et à défaut d'ordonner qu'un rendez-vous soit fixé immédiatement afin de lui remettre ce récépissé avant le
17 juin 2025 à minuit ;
2°) sur le fondement des articles L. 911-1 et L. 911-2 du code de justice administrative d'assortir cette injonction d'une astreinte de 351 euros par jour de retard à compter du
17 juin 2025 ;
Il soutient que :
- il était titulaire d'un titre de séjour en qualité de salarié valable jusqu'au 16 juin 2025 dont il a sollicité le renouvellement le 21 février 2025 par voie postale conformément aux préconisations des services de la préfecture ;
- il a demandé en vain à plusieurs reprises la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour ; le 13 juin 2025 les services de la préfecture lui ont finalement indiqué par courriel que son titre de séjour était en cours de fabrication, sans toutefois préciser sa date de réception et tout en refusant de lui délivrer un récépissé ;
- la condition d'urgence est satisfaite alors que son employeur l'a informé que son contrat de travail serait suspendu à compter du 16 juin 2025 au soir avec perte immédiate de sa rémunération ; il est maintenu en situation irrégulière, il sera placé dans une insécurité juridique et administrative et se trouve dans l'impossibilité de voyager à l'étranger pour des motifs personnels ou professionnels ;
- il est porté atteinte à sa liberté d'aller et venir protégée par l'article 66 de la Constitution, à son droit au travail protégé par le préambule de la Constitution de 1946 et à son droit à une vie privée et familiale protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- les articles 341-4 et 341-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile imposent à l'administration de délivrer un récépissé à tout étranger qui dépose une demande complète dans les délais.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné Mme Gougot,
vice-présidente, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ". Selon l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".
2. L'usage par le juge des référés des pouvoirs qu'il tient des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative est notamment subordonné à la condition qu'une urgence particulière rende nécessaire l'intervention d'une mesure destinée à la sauvegarde d'une liberté fondamentale dans les quarante-huit heures.
3. Pour justifier de la situation d'urgence au sens des dispositions de l'article
L. 521-2 du code de justice administrative, M. B soutient qu'en dépit de ses relances des 24 avril 2025, 9, 12 et 15 mai 2025, il demeure sans réponse des services préfectoraux pour la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour alors qu'il a déposé, le 21 février 2025, une demande de renouvellement de son titre de séjour qui expire le 16 juin 2025. Il soutient également que l'absence de récépissé le place dans une situation irrégulière et que son employeur l'a informé qu'à défaut de justification d'un récépissé son contrat de travail serait suspendu à compter du 16 juin au soir. Toutefois, ces circonstances, aussi regrettables
soient-elles, ne permettent pas, à elles seules, de caractériser une situation d'urgence impliquant qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale soit prise dans les
quarante-huit heures selon la procédure prévue à l'article L. 521-2 du code de justice administrative, alors notamment que M. B ne démontre ni, compte tenu de ses ressources, être dans l'incapacité de faire face à ses charges actuelles, ni de sa particulière vulnérabilité. Au surplus par courriel du 13 juin 2025 les services de la préfecture lui ont précisé que son titre de séjour était en cours de fabrication. Par suite, la condition d'urgence ne peut être regardée comme remplie.
4. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de faire application des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative rappelées au point 1 et de rejeter, en toutes ses conclusions, la requête de M. B.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Melun le 16 juin 2025.
Le juge des référés
Signé : I. Gougot
La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026