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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2508936

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2508936

mardi 7 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2508936
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantDE SEZE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Seine-et-Marne de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales après que le préfet a conclu au non-lieu à statuer. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement partiel et constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les demandes d’annulation et d’injonction. En application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, l’Etat a été condamné à verser 1 000 euros à l’avocat de M. B..., sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 juin 2025, M. A... B..., représenté par Me De Seze, demande au tribunal :

1°) de l’admettre à l’aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d’annuler la décision par laquelle le préfet de la Seine-et-Marne a implicitement rejeté sa demande de titre de séjour ;

3°) d’enjoindre à la même autorité de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction avec autorisation de travail et de réexaminer sa situation, dans le délai de dix jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 septembre 2025, le préfet de la Seine-et- conclut au non-lieu à statuer.

Par un mémoire enregistré le 20 septembre 2025, M. B... déclare se désister des conclusions de sa requête, à l’exception de ses conclusions présentées sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D’une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1 donner acte des désistements (...) ». Par un mémoire enregistré le 20 septembre 2025, M. B... a déclaré se désister de sa requête, à l’exception de ses conclusions présentées sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique. Ce désistement partiel est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

2. D’autre part, aux termes du premier alinéa de l’article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique : « Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ». Aux termes du second alinéa de l’article 61 du décret susvisé du 28 décembre 2020 : « L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ». Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu d’admettre, à titre provisoire, M. B... au bénéfice de l’aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, et sous réserve qu’il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat, de mettre à la charge de l’Etat à Me De Seze de la somme de 1 000 euros.


O R D O N N E :


Article 1er : M. B... est provisoirement admis à l’aide juridictionnelle.

Article 2 : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation ainsi que sur les conclusions à fin d’injonction de la requête de M. B....

Article 3 : L’Etat versera à Me De Seze une somme de 1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que celui-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet de la Seine-et-Marne.


Le vice-président,



Signé : R. Combes


La République mande et ordonne au préfet de la Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,








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