Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B..., qui sollicitait une remise gracieuse de dette. Le juge a rappelé qu'il n'appartient pas à la juridiction administrative de prononcer de telles remises. La décision est fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter sans instruction les requêtes irrecevables.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 juillet 2025, M. A... B... demande au tribunal le bénéfice d’une remise gracieuse concernant une dette.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ». Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge ».
Il n’appartient pas au juge administratif de prononcer des remises de dettes. Dans ces conditions, la requête de M. B... est manifestement irrecevable. Il y a lieu de la rejeter sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Melun, le 22 octobre 2025.
La présidente,
Signé : C. LEDAMOISEL
La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,