LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2509532

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2509532

lundi 4 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2509532
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSERHANE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B, ancienne infirmière titulaire de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui demandait qu'il soit enjoint à son ancien employeur de lui verser directement son allocation d'aide au retour à l'emploi. Le tribunal a constaté que l'organisme France Travail avait repris le versement de cette allocation depuis le 6 mai 2025, après une interruption due à l'absence de Mme B à un contrôle. En conséquence, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, celles-ci étant devenues sans objet, et a rejeté les conclusions accessoires présentées au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 7 juillet 2025, Mme A B demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre à l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris de lui verser son allocation d'aide au retour à l'emploi ;

2°) de mettre à la charge de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris la somme de

1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que, infirmière titulaire au sein de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, en service de gériatrie de l'hôpital Bicêtre depuis le 28 décembre 2020, elle a été suspendue de ses fonctions le 27 octobre 2023 puis licenciée le 30 juin 2024, qu'il ne lui a pas été possible de percevoir son allocation de retour à l'emploi par l'organisme " Pôle Emploi " car il appartenait à son ancien employeur de lui verser, mais que l'Assistance Publique-hôpitaux de Paris s'est refusé à le faire.

Par un mémoire en défense enregistré le 16 juillet 2024, le directeur général de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris conclut au rejet de la requête, le versement des allocations de retour à l'emploi étant de la compétence de l'organisme " France Travail ".

Par un mémoire en défense enregistré le 18 juillet 2025, le directeur régional

Ile-de-France de France Travail a informé le tribunal que l'intéressée a été réinscrite sur la liste des demandeurs d'emploi depuis le 6 mai 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, infirmière titulaire employée au sein de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, exerçant à l'hôpital Bicêtre (Val-de-Marne) au sein du service gériatrie aigüe depuis le 28 décembre 2020, a été suspendue de ses fonctions depuis le 27 octobre 2023 par un arrêté du même jour pour une durée initiale de quatre mois, dans le cadre d'une enquête administrative pour suspicion d'administration de médicaments sans prescription médicale à des patients dont elle a la charge. Par un arrêté du 15 février 2024, le directeur général de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris a prolongé sa suspension de fonctions pour une durée de 4 mois à compter du 27 février 2024, puis par un arrêté du 24 juin 2024, a prononcé sa révocation. Une attestation à destination de l'organisme " France Travail " a été établie le

23 septembre 2024 qui comportait des erreurs puisqu'elle mentionnait d'une part, une ancienneté de " moins d'un an " au lieu d'une ancienneté " d'au moins deux ans " et d'autre part, indiquait comme motif de la rupture du contrat de travail un " licenciement du collaborateur parlementaire " au lieu d'un " licenciement pour autre motif ", soit en l'espèce un " licenciement pour faute lourde ". Par une première requête enregistrée le 14 janvier 2025, Mme B a demandé au juge des référés, sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre le directeur général de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris de lui transmettre une attestation employeur conforme lui permettant de faire valoir ses droits auprès de l'organismes " France Travail ". Postérieurement à sa requête, une attestation employeur corrigée a été transmise à la requérante. Un non-lieu a donc été prononcé sur cette requête par une ordonnance du 27 janvier 2025. Mme B a donc perçu des allocations de retour à l'emploi. Toutefois, ce versement a été interrompu par l'organisme " France Travail " en février 2025, pour trois mois, en raison de son absence à un contrôle. Il a repris le 6 mai 2025 après sa réinscription sur la liste des demandeurs d'emploi. Par une nouvelle requête enregistrée le 7 juillet 2025, Mme B demande à nouveau d'enjoindre à l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris de lui verser son allocation d'aide au retour à l'emploi.

Sur les conclusions sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence, et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

3. Ainsi qu'il l'a été dit au point 1, l'organisme " France Travail " a procédé au versement de l'allocation de retour à l'emploi de Mme B le 6 mai 2025, à la suite de sa réinscription sur la liste des demandeurs d'emploi consécutive à sa radiation. Elle a ainsi perçu 1.662,44 euros en mai 2025, 1.918,20 euros en juin 2025 et 1.927,80 euros en juillet 2020.

4. Dans ces conditions, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme B présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Sur les frais du litige :

5. Dans les circonstances de l'espèce, les conclusions de Mme B présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative seront rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme B présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Article 2 : Les conclusions de Mme B présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, à l'organisme France Travail et à l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris.

Le juge des référés,

Signé : M. Aymard

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions