LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2510118

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2510118

mardi 5 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2510118
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCENTAURE AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 13 juin 2025 par lequel le préfet du Val-de-Marne a déclaré impropre à l'habitation un logement situé à Villejuif, appartenant aux requérantes. Les requérantes invoquaient un préjudice financier lié à la perte d'un loyer de 520 euros. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour les requérantes de démontrer avoir perçu un revenu locatif depuis 2017 et donc l'impact réel de la décision sur leur situation. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de légalité soulevés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces complémentaires enregistrées les 16 et 28 juillet 2025,

Mme D C et Mme A B, représentées par Me Leplat, demandent au juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner la suspension de l'arrêté n° 2025/02138 du 13 juin 2025 par lequel le préfet de Val-de-Marne a déclaré impropre à l'habitation le logement situé 35, rue René Hamon à Villejuif ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros en application de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles soutiennent que :

- la condition d'urgence est remplie, dès lors que l'arrêté litigieux les prive d'un loyer mensuel d'un montant de 520 euros alors qu'elles doivent supporter au minimum 2 320,30 euros de charges et qu'elles auront des difficultés à faire face à ces dépenses au regard de leurs revenus et de leurs charges personnelles ;

- il existe des moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué :

- il est entaché d'incompétence ;

- il est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur de fait ;

- il est entaché d'une erreur d'appréciation quant au caractère indécent du logement fondé sur sa localisation sous combles, l'insuffisance de sa surface habitable et sa hauteur sous plafond.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 juillet 2025, le préfet du Val-de-Marne, conclut au rejet du recours.

Il soutient que :

- la condition d'urgence n'est pas satisfaite ;

- il n'y a pas de doute sérieux sur la légalité externe et interne de la décision attaquée.

Par un mémoire en réplique, enregistré le 30 juillet 2025, Mmes C et B, représentées par Me Leplat, précisent et maintiennent les moyens de leur requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal, a désigné M. Binet, premier conseiller, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue le 31 juillet 2025 en présence de

Mme Dusautois, greffière d'audience, M. Binet a lu son rapport et entendu les observations de

Me Leplat, représentant Mmes C et B, absentes.

Le préfet du Val-de-Marne n'était ni présent, ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mmes C et B sont propriétaires d'un local situé 35 rue René Hamon à Villejuif. Par un arrêté du 13 juin 2025, le préfet du Val-de-Marne a déclaré ce local impropre par nature à l'habitation. Les requérantes ont contesté la légalité de cet arrêté par une requête enregistrée le 16 juillet 2025 et en demande la suspension.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la

décision. () ".

3. Pour justifier de l'urgence, les requérantes font valoir que les décisions attaquées, leur cause un important préjudice financier dès lors qu'elle les prive d'un revenu locatif mensuel de 520 euros. Toutefois, les requérantes sont propriétaires du bien depuis 2004 et ne démontrent pas en avoir tiré un revenu locatif depuis 2017, de telle sorte qu'elles ne démontrent pas que les décisions du préfet du Val-de-Marne auraient des conséquences sur leur situation personnelle respective. Par suite, les requérantes ne justifient pas d'une situation d'urgence au sens et pour l'application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'existence de moyens propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, que la requête doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, pour défaut d'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mmes C et B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D C, à Mme A B et préfet du Val-de-Marne.

Copie en sera adressée à la commune de Villejuif.

La juge des référés,

Signé : D. BinetLa greffière,

Signé : O. Dusautois

La République mande au préfet du Val-de-Marne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions