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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2512840

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2512840

lundi 3 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2512840
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCHRISTOPHEL

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions tendant à obtenir une convocation pour déposer une demande de titre de séjour, le préfet l’ayant convoqué entre-temps. Le requérant, qui maintenait ses conclusions au titre des frais de justice, a vu cette demande rejetée, le juge estimant qu’il n’y avait pas lieu de faire droit à cette prétention dans les circonstances de l’espèce. La solution retenue est donc un désistement d’instance partiel et un rejet du surplus des conclusions.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 septembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Christophel, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer dans le délai de quinze jours une date de convocation afin de lui permettre de faire enregistrer sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale » en qualité de conjoint de français sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros au titre de l’article
L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- il y a urgence dès lors que sa situation irrégulière le place dans une situation de précarité personnelle et administrative et l’expose à une mesure d’éloignement alors même qu’il est marié avec une ressortissante française ;
- la mesure sollicitée est utile ;
- il n’est fait obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative et il n’existe aucune contestation sérieuse.


Par un mémoire en défense enregistré le 17 septembre 2025, le préfet du
Val-de-Marne, représenté par Me Termeau, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que le requérant est convoqué le 23 septembre 2025 à 11 heures pour déposer son dossier complet et recevoir une attestation.


Par un mémoire enregistré le 6 octobre 2025, M. A... déclare se désister de ses conclusions tendant à la délivrance d’une date de convocation mais maintient ses conclusions tendant à ce qu’une somme soit mise à la charge de l’Etat au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative en la portant à 700 euros.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné M. Di Candia, premier-président, pour statuer sur les demandes de référé.



Considérant ce qui suit :


1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ».


2. Par son mémoire enregistré le 6 octobre 2025, M. A... se désiste de ses conclusions aux fins d’injonction. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.


3. Dans les circonstances de l’espèce il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’État le versement de la somme de 700 euros que demande M. A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :



Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. A... et de ses conclusions aux fins d’injonction.


Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.


Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.


Copie en sera adressée au préfet du Val-de-Marne.

Fait à Melun, le 3 novembre 2025.

Le juge des référés,
Signé : O. Di Candia


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
La greffière,

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