Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B... de ses conclusions tendant à la modification d’une injonction de délivrance d’une autorisation provisoire de séjour, devenues sans objet après la remise d’un nouveau titre valable jusqu’en mars 2026. Le juge a également condamné l’État à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 septembre 2025, M. A... B..., représenté par Me Rouvet Orue Carreras, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :
de substituer à l’injonction prononcée à l’article 2 de l’ordonnance n° 2503394 du 1er avril 2025 l’injonction au préfet du Val-de-Marne de le convoquer pour la remise d’une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler dans un délai de trois jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
de mettre à la charge de l’État la somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 19 septembre 2025, M. B... déclare se désister de la demande qu’il a présentée au titre de l’article L. 521-4 du code de justice administrative et maintient le surplus des conclusions de sa requête.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 septembre 2025, le préfet du Val-de-Marne, représenté par la SELARL Actis Avocats, conclut au non-lieu à statuer ou, subsidiairement, au rejet de la requête.
Vu :
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l’ordonnance n° 2503394 du 1er avril 2025 ;
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les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M. Zanella, premier conseiller, pour statuer sur les référés présentés sur le fondement des dispositions du livre V du même code.
Les parties ont été régulièrement informées de la date et de l’heure de l’audience publique.
Au cours de cette audience, tenue le 24 septembre 2025 à 10h00, ont été entendus :
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le rapport de M. Zanella,
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et les observations de Me Rahmouni, représentant le préfet du Val-de-Marne, qui a conclu au non-lieu à statuer, pour les mêmes motifs que ceux exposés dans le mémoire en défense, sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-4 du code de justice administrative et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
La clôture de l’instruction est intervenue à l’issue de l’audience en application de l’article R. 522-8 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
M. B..., qui, postérieurement à l’introduction de l’instance, s’est vu remettre, le 18 septembre 2025, une nouvelle autorisation provisoire de séjour l’autorisant à occuper un emploi, valable jusqu’au 17 mars 2026, de sorte que les conclusions qu’il a présentées au titre de l’article L. 521-4 du code de justice administrative sont, ainsi que le préfet du Val-de-Marne l’a fait valoir en défense, devenues sans objet, a déclaré, dans le dernier état de ses écritures, résultant de son mémoire enregistré le 19 septembre 2025, qu’il se désistait de ces conclusions. Ce désistement partiel est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’État la somme de 1 000 euros à verser à M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er :
Il est donné acte du désistement des conclusions présentées par M. B... au titre de l’article L. 521-4 du code de justice administrative.
Article 2 :
L’État versera la somme de 1 000 euros à M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 :
La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au ministre d’État, ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée pour information au préfet du Val-de-Marne.
Le juge des référés,
Signé : P. ZANELLA
La République mande et ordonne au ministre d’État, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,