LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2513343

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2513343

lundi 29 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2513343
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantEVREUX

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... tendant à la suspension de l'arrêté du préfet du Val-de-Marne du 16 mai 2025 lui refusant un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant déjà saisi le juge des référés d'une demande identique, rejetée par une ordonnance du 2 septembre 2025. En application de l'article L. 522-3 du même code, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 septembre 205, Mme A... C... B..., représentée par Me Evreux, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) de suspendre l’exécution de l’arrêté du 16 mai 2025 par lequel le préfet du Val-de-Marne lui a refusé un titre de séjour ;

3°) d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour mention « vie privée et familiale », subsidiairement, de réexaminer sa situation administrative et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler à temps plein, dans un délai de 15 jours à compter de la notification de l’ordonnance à venir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l’État le versement à Me Evreux, avocat de Mme B..., de la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, en cas de refus d’octroi de l’aide juridictionnelle, de lui verser directement la même somme au titre de l’article L. 761 1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie, dès lors qu’elle a découvert le 5 août 2025 l’existence de la décision en litige après avoir saisi la Défenseure des droits, que le refus litigieux a pour effet de la placer en situation irrégulière après dix-sept années passées en France régulièrement, elle ne perçoit plus aucune aide ni revenu, qu’elle craint de ne plus pouvoir payer son loyer et que son avenir professionnel et personnel est mis en péril et que l’arrêté litigieux l’éloigne de sa famille proche.
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige, dès lors que l’arrêté est entaché d’incompétence, de défaut de motivation et de défaut d’examen sérieux, qu’il est entaché d’erreurs d’appréciation, qu’il méconnaît les articles L. 311-1 et L. 432-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et que l’effet suspensif du recours formé contre les mesures d’éloignement doivent conduire à la suspension du refus de titre de séjour.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Vérisson, premier conseiller, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer en matière de référés.


Considérant ce qui suit :

Mme B..., ressortissante sénégalaise née en 1989, est entrée en France sous couvert d’un visa de long séjour, avant de se voir délivrer plusieurs titres de séjour successifs portant la mention « étudiant » puis, à compter de 2019, « travailleur temporaire », expirant en dernier lieu le 17 janvier 2025. Le même jour, elle en a demandé le renouvellement. Par l’arrêté du 16 mai 2025, le préfet du Val‑de‑Marne a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité. Par une précédente requête rejetée par ordonnance n° 2512286 du juge des référés du tribunal administratif de Melun du 2 septembre 2025, Mme B... a déjà demandé au juge des référés, statuant pas application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de cette décision. Par la présente requête, Mme B... conclue aux mêmes fins.

Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (…) ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.

Il résulte de l’instruction et en particulier des termes de l’arrêté litigieux du 16 mai 2025, que pour refuser le droit au séjour à Mme B..., le préfet du Val-de-Marne a notamment considéré que l’intéressée ne remplissait pas les conditions lui permettant d’obtenir le renouvellement de son titre de séjour portant la mention « travailleur temporaire », au motif qu’elle ne justifiait pas d’un contrat de travail en cours. En vue d’obtenir la suspension de l’exécution de l’arrêté du 16 mai 2025 lui refusant un titre de séjour, Mme B... soutient qu’il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige, dès lors que l’arrêté est entaché d’incompétence, de défaut de motivation et de défaut d’examen sérieux, qu’il est entaché d’erreurs d’appréciation, qu’il méconnaît les articles L. 311-1, L. 435-1 et L. 432-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et que l’effet suspensif du recours formé contre les mesures d’éloignement doivent conduire à la suspension du refus de titre de séjour. Mme B... fait également valoir plus particulièrement dans le cadre de la présente instance, qu’elle justifie de liens personnels et familiaux intenses, anciens et stables depuis son arrivée en France en 2008, où elle a suivi avec succès un parcours universitaire et travaillé de façon constante et où elle est parfaitement insérée. Cependant, aucun de ces moyens n’est manifestement de nature, au vu de la demande, à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

Il résulte de ce qui précède que, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur la condition d’urgence et sans qu’il y ait lieu d’accorder à Mme B... le bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire, sa requête doit être rejetée selon la procédure prévue à l’article
L. 522-3 du code de justice administrative, y compris les conclusions à fin d’injonction et celles présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C... B....

Fait à Melun, le 29 septembre 2025.

Le juge des référés,



Signé : D. Vérisson

La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions