Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B... d'une demande tendant à obtenir le renouvellement de son titre de séjour. Le préfet de Seine-et-Marne a justifié que, postérieurement à la requête, l'intéressé avait été mis en possession d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 5 janvier 2026, lui permettant d'exercer une activité professionnelle. Par conséquent, le juge des référés a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 octobre 2025, M. A... B... demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, de prononcer toute mesure utile pour lui permettre d’obtenir le renouvellement de son titre de séjour.
Il soutient que son employeur lui a signifié la rupture de son contrat d’alternance dès lors qu’il est en situation irrégulière.
Par un mémoire en défense du 7 octobre 2025, le préfet de Seine-et-Marne conclut au non-lieu à statuer sur la requête de M. B....
Il fait valoir que, postérieurement au dépôt de sa requête, le requérant a été mis en possession d’une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 5 janvier 2026 lui permettant d’exercer une activité professionnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Di Candia, premier-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner tout autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ».
Le préfet de Seine-et-Marne justifie de ce que l’intéressé a été mis en possession d’une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 5 janvier 2026. Dès lors, il n’y a plus lieu de statuer sur la requête de M. B....
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur la requête de M. B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de Seine-et-Marne.
Fait à Melun, le 10 novembre 2025.
Le juge des référés,
Signé : O. Di Candia
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,